Tout le continent est en deuil.

  • Le Mexique pleure la mort d'une de ses plus grandes stars de la chanson.

Juan Gabriel, dit Juan Ga, dit le Divo, le masculin de Diva, est mort à Santa Monica, en Californie, ce weekend, à l'âge de 66 ans d'une crise cardiaque. Voilà pour l'info brute. Mais on n'imagine pas vu d'ici l'onde de choc dans toute l'Amérique latine.

Même moi qui connais la presse sud-américaine, je n'en reviens pas : du Mexique, bien sûr, à l'ensemble de l'Amérique centrale, mais aussi du Pérou, à la Bolivie en passant par la Colombie, le Vénézuela ou encore l'Equateur, tous les quotidiens l'ont mis en une.

Qui était ce Juan Gabriel dont la mort a fait passer au second plan la ruine du Venezuela, les grèves de mineurs en Bolivie, la paix en Colombie ou la corruption au Mexique?

Une de ses chansons les plus célèbres est Hasta que te conocí, (Jusqu'à ce que je t'ai connu). Comment décrire Juan Gabriel ? D'abord, il est auteur compositeur, ce qui est rare pour un chanteur populaire. Ensuite, ses chansons pouvait durer 7 à 8 minutes !

Il abreuvait ses fans, surtout des femmes, d'amours déçus, brisés, retrouvé, jusqu'à les épuiser. Et finalement, parvenir au Graal, les faire fondre en larme.

C'est la technique d'Oum Khalsoum et ses mélopées de 10, 20 voire 30 minutes.

Mais avec des mariachis en fond sonore, parfois même un orchestre symphonique mais toujours à guichet fermé et ce depuis 40 ans. Vous ajoutez à cela un décor et des costumes ruisselant de paillettes et un jeu de scène carrément maniéré. Un mélange de Tino Rossi et de Claude François, (en beaucoup plus maniéré !)

A la question d'ailleurs de savoir s'il était gay, il avait eu cette réponse géniale : « ce qui ne se voit pas, ne se demande pas ».

Mais ça se voyait  tout de même. En fait, Juan Gabriel, ce sont les chansons de toutes les mamans d'Amérique du Sud.

D'ailleurs Barack Obama ne s'y est pas trompé, lui dont des millions de concitoyens, et donc d'électeurs, sont d'origine mexicaine. Pour lui rendre hommage, il a expliqué dans un long communique que les chansons de Juan Ga, « avait le goût de l'enfance ».

  • Un scoop du Guardian, dans la presse internationale

Selon le Guardian, l'ONU aurait distribué des dizaines de millions de $ à des proches du régime de Bashar Al Assad par le biais d'entreprises, d'ONG ou de fondations liées de près ou de loin au boucher de Damas.

L'ONU qui, pour sa défense, explique qu'elle dispose sur place de très peu de relais et doit donc, pour atteindre les plus vulnérables, s'entendre avec le diable. C'est à dire le régime syrien.

  • Au Brésil : le procès de Dilma Rousseff

La présidente quasi déchue fascine littéralement les quotidiens et le pays tout entier. 50 millions de défense face à des sénateurs qui doivent décider de son sort. Essentiellement des hommes, il faut bien le dire.

Pour O Estado, grand quotidien conservateur de Sao Paulo, c'était « la Dilma de toujours, au ton hostile et professoral » qui s'est défendue. Un ton qui montre bien « qu'elle n'est pas venue pour gagner et qu'elle a déjà admis sa défaite ».

Le quotidien O Globo, pour sa part a choisi un titre dur pour évoquer ce moment : « jugement dernier ». Le journal rapporte le mépris du successeur de Dilma Rousseff, Michel Temer, qui « n'a pas regardé son discours, parce qu'il n'avait pas le temps. »

Enfin, dans le Jornal do Brasil, on apprend que Lula était était aux premières loges pour soutenir sa dauphine qui aujourd'hui fait face à ses juges mais aussi Chico Buarque, venu lui aussi soutenir une femme sur le départ mais toujours aussi combative.

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