A perte de vue, des plaines et des collines entières moirées de rose, de violet, de blanc. Une explosion de couleurs.

Le désert d’Atacama, au Chili, transformé en véritable champ de fleurs suite à de fortes intempéries : le phénomène d'El Niño est à l'origine de ce spectacle d'une rare beauté. 26/08/2017
Le désert d’Atacama, au Chili, transformé en véritable champ de fleurs suite à de fortes intempéries : le phénomène d'El Niño est à l'origine de ce spectacle d'une rare beauté. 26/08/2017 © AFP / MARTIN BERNETTI

Partout, sous le soleil de l'Atacama, à 600 kilomètres de la capitale Santiago, des millions de fleurs ont éclos. Des petites fleurs très courtes, très denses et incroyablement colorées. Ce que vous êtes en train de découvrir s'appelle le « desierto florido », le « désert fleuri » et c'est unique au monde.

Comment explique-t-on ce phénomène ?

On ne se l'explique pas, on sait simplement des mois à l'avance qu'il va se produire. Pour cela, il faut qu'il ait plu en mai. Quelques jours suffisent. Et ceux qui savent combien l'Atacama est aride, savent aussi que les pluies y sont rarissimes.

Eh bien, justement, cette année, il a plu en mai. Mieux encore, il a plu en abondance. Il a fallu attendre fin août, c'est-à-dire il y a quelques jours à peine, pour voir exploser de couleurs les 14 espèces de fleurs de l'Atacama, chacune avec une teinte spécifique.

Comme la recette est connue, des milliers de touristes du monde entier, on parle de 25 000 personnes, sont en ce moment même en train de faire le voyage vers le Chili pour, ne serait-ce qu'une fois dans leur vie, voir le « désert fleuri » de l'Atacama.

La dernière fois que ça s'est produit, certains s'en souviendront peut-être, j'en avais parlé ici-même. C'était en octobre 2015. Le miracle s'est donc reproduit deux années plus tard. Mais ne croyez pas que ça devienne une habitude.

Avant 2015, il avait fallu attendre 18 longues années avant de retrouver cette splendeur bariolée et florale. Alors, si vous avez quelques jours à poser et si vous êtes amoureux, faites-vous ce souvenir unique : partez pour l'Atacama !

Ah oui, parce que j'ai oublié de vous donner un dernier détail : comme tous les miracles, celui-là dure très peu de temps, quelques semaines à peine. A partir de mi-septembre, les fleurs de l'Atacama vont commencer à faner et avec elles, le désert fleuri.

Quand le pilote est dans l'avion, et qu'il dit non (pour expulser un demandeur d'asile)

Il s'appelle Samim Bigzad, il a 22 ans, il est Afghan et demandeur d'asile en Grande-Bretagne. Sauf que sa demande a été rejetée par Londres, il a donc été arrêté, a passé un temps dans un centre de rétention et devait être renvoyé en Afghanistan.

C'était il y a quelques jours à peine. Sa famille et ses amis qui sont en Grande-Bretagne ont tout fait pour lui : une pétition rassemblant 3 000 signatures a même été apportée aux autorités. Les preuves des menaces pour sa vie sont pourtant nombreuses.

Le jour de son expulsion, des dizaines de membres d'un comité de soutien sont allés plaider auprès des passagers qui embarquaient dans le même avion pour qu'ils se plaignent, qu'ils réagissent : rien n'y a fait, l'avion a décollé.

Tout le monde est donc reparti, terrifié à l'idée d'imaginer Samim seul à Kaboul. C'est alors que le téléphone d'un de ses cousins a sonné : le pilote de l'avion avait dit non. C'est son privilège : il est seul maître à bord.

L'avion a donc fait demi-tour. Il s'est posé à nouveau à Londres et le cas de Samim est a nouveau étudié par les autorités britanniques. Une dernière chose : la famille a essayé de retrouver le pilote, pour le remercier. Il a refusé de sortir de l'anonymat.

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