C'est même du jamais vu ! 1 200 inscrits. En gros, ça signifie qu'un quart des étudiants en psychologie de 1ère et 2ème année se sont inscrits à ce cours intitulé, « Psychology and the Good Life », ou psychologie du bonheur.

Des cours sur le bonheur qui font un tabac
Des cours sur le bonheur qui font un tabac © Getty / Klaus Vedfelt

Record d'assistance battu pour un cours magistral du département de psychologie de cette prestigieuse université de l'Est des Etats-Unis. Alors que les inscriptions ont commencé il y a à peine 15 jours : 1 200 inscrits !  En gros, ça signifie qu'un quart des étudiants en psychologie de 1ère et 2ème année se sont inscrits à ce cours intitulé, « Psychology and the Good Life » qu'on pourrait traduire par « psychologie du bonheur ». Il a même fallu embaucher et surtout changer d'amphithéâtre : d'abord on a préempté la chapelle Battell et ses 844 places assises. Devant l'affluence, il a fallu réquisitionner la salle prévue pour les concerts symphoniques. Un traitement de star...

Il a fallu embaucher 24 assistants dans l'urgence. Comme le département de psychologie ne suffisait pas, on est allé les chercher dans le département de Santé public et dans celui de Droit. Les autres cours font même la grise mine : leurs étudiants désertent.  

► Pour regarder les cours de Psychology and the Good Life

Mais qu'est qu'il y a dans ce cours pour attirer tant de monde ?  

Bon d'abord, il y a un effet d'aubaine : il est plus difficile à contrôler l'assiduité, la motivation et le travail de 1 200 étudiants. Des petits malins ont dû se dire qu'il serait plus facile d'avoir une bonne note à moindre frais. Il y a aussi le fait qu'entrer à Yale est si difficile et si compétitif que beaucoup d'étudiants ont dû faire d'énormes sacrifices. Un cours sur le bonheur est au fond une façon pour eux de rattraper des années de travail alors que les autres faisaient la fête. 

Ensuite, ce qu'on appelle la « psychologie positive » à le vent en poupe aux Etats-Unis. A Harvard, autre université prestigieuse, 900 étudiants s'étaient déjà inscrits à un cours portant ce nom : « psychologie positive. Enfin, il y a les Etats-Unis d'aujourd'hui : un taux de chômage au plus bas, surtout pour les étudiants de Yale, une économie florissante et une génération, les « millennials » qui veulent donner un sens à leur vie au delà de l'argent qu'ils gagneront à coup sûr.  

On part pour New York cette fois où l'on cherche de nouvelles ressources pour financer le métro.

Le constat est dur : le métro de New York est un des premiers au monde avec ses 24 lignes – celui de Paris n'en compte que 14, ses 425 stations et son fonctionnement H24, 7 jours sur 7. Eh bien le métro de New York est en piteux état. Stations déglinguées, retards permanents, saleté envahissante... Tout cela parce que l'on a cessé d'investir. Autrement dit, il faut trouver de l'argent frais et vite. Or la dernière idée en date est assez étonnante et, si je puis me permettre plutôt bonne. L'idée c'est : plus son domicile est proche d'une station, plus on paie une taxe élevée. C'est parfaitement logique : ceux qui disposent du plus de stations sont les plus riches : à Manhattan par exemple. Ils voient en plus leur biens augmenté par cette proximité. Los Angeles, Seattle mais aussi Londres et Hong Kong ont déjà ce système de péréquation... Pourquoi pas Paris ? Après tout, les Parisiens intramuros sont plus riches, disposent d'un réseau très dense et paient le même prix que des banlieusards bien moins riches et bien moins lotis en terme de transports.

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