Par Antoine Giniaux

Ils avaient mis un homme noir dans une machine à laver, pour vanter les mérites de leur lessive...

Les dirigeants de Leishang Cosmetics s’excusent : "Nous n’avions aucune intention de discriminer les gens de couleur." C’est par un communiqué, publié sur Weibo , leTwitter chinois, que les responsables de l’entreprise ont décidé de répondre, et de s’expliquer.. Des excuses laconiques, et un peu gênées, explique le South China Morning Post , un quotidien basé à Hong Kong, et proche des milieux d’affaires, qui retrace l’histoire de la publicité la plus controversée du moment..

La semaine dernière, apparaît sur les écrans des télévisions chinoises un clip vidéo.

La scène se passe dans un bureau. Une employée, jeune et en débardeur passe dans le couloir, au moment où un ouvrier, un homme, noir, et avec des traces de peinture sur la figure, sort la tête d’un local. Il la regarde passer, avant de siffler, en lui adressant un clin d’œil.. La publicité va bien au-delà du cliché sexiste. Sur l’image suivante, la jeune femme coince l’ouvrier noir dans le recoin d’une buanderie, lui fait avaler une dose de lessive, avant de l’enfermer dans la machine à laver, en s’asseyant sur le couvercle. Il en ressort, après l’essorage, avec la peau d’un blanc éclatant, et les traits d’un chinois. Le clip rappelle étonnament des publicités francaises de la fin du XIXème siècle comme « la lessive de la ménagère » dont le slogan était, à l'époque, « elle blanchirait un nègre ».

La vidéo a été vue près de dix millions de fois sur les différentes plates-formes d’hébergement. En provoquant un tollé en Chine, mais aussi aux Etats Unis, en Inde, en Europe, et dans une partie des pays d’afrique anglophone.

Et c’est ce que retient le South China Morning Post. En s’excusant, il y a quelques heures, le porte parole de Leishang Cosmetics a surtout tenu a dire que cette histoire n’aurait sans doute pas pris de telles proportions si les médias ne s’en étaient pas saisis, et s’ils n’avaient pas réagi de manière un peu excessive. « Nous exprimons nos regrets. Nous avons stoppé la campagne de pub, et détruit les liens vidéo, nous espérons que les utilisateurs d’internet qui amplifient le problème et les médias vont arrêter de la mettre en ligne ».

C’est ce racisme ordinaire qui est pointé du doigt par de nombreux médias. Le site Shanghaiist.com rappelle une autre polémique, survenue il y a quelques mois : pour simuler une attaque de l’Etat Islamique et entraîner les forces de police chinoises, ce sont des étudiants étrangers, et noirs qui avaient été choisis pour incarner les terroristes.

Le site rappelle aussi qu’en 2008, pendant les Jeux Olympiques, certains bars étaient interdits aux noirs, et rappelle les grandes manifestations de 2012 après la mort d’un jeune Nigerian, tué par la police à Guanzhou.

__ Et pendant ce temps, l’homme le plus riche de Chine se lance à l’attaque de l’empire Disney

C’est à lire sur le site du Times of India , observateur attentif de son voisin chinois. L’homme le plus riche de Chine, s’appelle Wang Jianlin, (selon le magazine Forbes ).. Et il a décidé de concurrencer le plus célèbre des parcs d’attraction. Disney est censé ouvrir un nouveau complexe dans le sud-est du pays dans le courant du mois de juin. Et Wang Jianlin veut l’empêcher de se développer. Il vient de dépenser plus de 3 milliards d’euros pour lancer Wanda City : 80 hectares de parc avec les montagnes russes les plus hautes et les plus longues du monde. Il compte en ouvrir 5 autres dans les trois ans qui viennent.

Aux Etats-Unis, des élus demandent la régulation des armes factices

Il y avait déjà des affrontements entre les défenseurs du second amendement, et ceux qui luttent contre la prolifération des armes. A Dallas, les policiers demandent l’interdiction de vendre des jouets, ou des imitations de carabines et de revolvers. C’est à lire dans le Dallas Morning New s, avec le plaidoyer de James MacLellan, porte parole de la police. On ne s’y retrouve plus dit il. Les pistolets mitrailleurs en plastique sont censés porter, au bout de leur canon, un bouchon orange, pour qu’on les reconnaisse, mais les malfaiteurs les peignent en noir.. Et de l’autre côté, certains braqueurs, qui possèdent de véritables armes, les maquillent eux aussi pour qu’on pense qu’il s’agit de jouets. Et la police conclut :"de toutes façons, en cas de doute, on considère toujours qu’il y a un danger, on tire, et on regarde ensuite s’il s agissait d’un vrai ou d’un faux pistolet."

Une inquiétude dans le Guardian

Celle des organisateurs de festivals de musique au Royaume-Uni à l’approche de l’eté. Ce sont ces grands rassemblements qui pourraient être pris pour cible. 135.000 personnes sont attendues dans le Sommerset, pour le festival de Glastonbury, notamment. C’est un vrai risque, explique l’un des spécialistes anglais de l’antiterrorisme. Et le Guardian rappelle que des exercices et des processus de sécurisation ont été mis en place récemment dans le stade de Wembley et a l’échelle de la Ville de Londres. __

__ Les terroristes font de la vente aux enchères sur Internet

Article à lire dans le Washington Post . Avec ces combattants de l’Etat islamique qui tentent de revendre leurs esclages sur internet. Et cette capture d’écran du compte facebook d’un certain Abou Assad Almani, probablement de nationalité allemande, et parti en Syrie. "A tous les frères qui voudraient acquérir une esclave, je vends celle là à 8000 dollars", écrit il, à coté de la photo d’une jeune femme pâle qui détourne le regard. Le quotidien cite aussi un chiffre : selon Human Rights Watch , près de 1800 femmes sont toujours détenues en Irak et en Syrie.

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