Le jasmin est la fleur indienne par excellence : on s'en parfume, on baigne les statues de dieux et déesses de son odeur. Le plus réputé est cultivé à Madurai, dans le sud du pays, et la récolte vient juste de débuter.

Jasmin
Jasmin © Getty / Jakraphan Inchukul

Je sais, on est loin de l'actu. Mais un peu de magie indienne dans tout ce fracas nous fera les plus grand bien. Imaginez : il est 3h du matin et déjà, les femmes de Madurai et de Dindigul, dans l'Etat sudiste du Tamil Nadu, se presse dans les champs.

Elles sont équipées de lampe frontale et, en rangs serrés, elles doivent délicatement cueillir les boutons de jasmin avant leur éclosion mais déjà blancs, renflés et odorants. Du jasmin qui aussitôt récolté est immédiatement emporté vers le marché voisin.

Elle est très précieuse, cette fleur de jasmin : en Inde, le jasmin de Madurai et de Dindigul est si célèbre qu'il a été distingué de l'équivalent indien de notre appellation d'origine, le GI tag. Il faut dire qu'on le cultive dans la région depuis plus de 2 000 ans.

Des poèmes pleins de jasmin et vieux de 2000 ans

Tout simplement parce qu'il existe des poèmes en tamoul, dits poèmes Sangam, écrits entre le 3e siècle avant et le 3e après JC et qui évoquent déjà ce jasmin exceptionnel. Des poèmes d'amour, évidemment, comme celui-là :

Mon amant n'est pas revenu / Le jasmin est en fleur / Un chevrier passe dans le village / Avec ses chèvres et du lait / Dans ses cheveux / Rien d'autre que de minuscules boutons de jasmin.

Pour revenir sur terre, sachez que dans les environs de Madurai, plus de 2 000 hectares sont dédiés au jasmin et on en vit plutôt bien. En Inde, le jasmin est partout : on l'offre dans les mariages, il sert à baigner les déesses et sa récolte est un spectacle unique.

Toujours en Inde, les résultats du bac qui viennent de tomber !

Ça marche comme en France, avec un peu d'avance, mais la même excitation et les mêmes espoirs adolescents. Depuis hier et la publication des résultats officiels, les lycéens indiens savent donc s'ils ont réussi ou non leur examen de CBSE.

Comme tous les ans, les statistiques de l'excellence : cette année, 27 476 lycéens ont obtenu plus de 95 sur 100 et 131 493, plus de 90 sur 100 sur un total de 1 624 682 élèves examinés. C'est peu pour un pays si peuplé, ce qui dit bien l'élitisme du système indien.

Et comme tout les ans, il y a un élève exceptionnel. En Inde, l''examen comprend 500 points et que la note finale est donc un pourcentage. Or ce lycéen, il s'appelle Prakhar Mittal, a obtenu 499 point sur 500, une note de 99,8% ! exceptionnel !

Le Français lui a fait perdre le point qui lui manque pour avoir la note parfaite

Prakhar Mittal de Gurgaon près de New Delhi, a manqué la note suprême à cause... du Français ! Il lui a manqué un seul point en Français pour atteindre 500, le graal ! Du coup, je lance un appel !

Au président de la république, à l'Académie française, à la ministre la culture, je ne sais trop : il serait peut-être élégant d'accorder, symboliquement bien sûr, à ce lycéen le point qui lui manque pour avoir appris une langue si éloignée de sa culture d'origine

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