Une drôle de loi sur l'espace signée par Barack Obama

Le monde est mon jardin... Et donc l'espace aussi, il n'y a pas de raison ! Quant à la loi signée par Barack Obama vendredi dernier, elle autorise les entreprises américaines à exploiter les ressources minières des astéroïdes et autres comètes.

Vu comme ça, on se dit qu'il est temps que le président américain prenne sa retraite politique. Une loi sur des objets célestes qui passent, au mieux, à des millions de kilomètres de nous et qui se déplacent à plusieurs dizaines de milliers de km/h, il fallait oser.

Mais en fait, cette loi change tout. Jusqu'à présent, l'espace était réputé appartenir à l'ensemble de l'humanité. A partir de maintenant, les entreprises et les citoyens américains pourront y acheter des terres et donc s'approprier leurs richesses minières.

Qu'est-ce qui a donné cette idée à l'administration américaine ?

Deux choses : en juillet, l'astéroïde 2011 UW-158 a frôlé la Terre. Enfin, il est passé à une distance 30 fois plus proche que Mars, mais tout de même 6 fois plus grande que la Lune. Or cette astéroïde est un véritable trésor volant. Son cœur serait composé de platine. Les économistes ont fait le calcul : il y en a pour 5 000 milliards d'euros, c'est-à-dire deux fois la richesse produite par la France en une année. Ce serait ballot de laisser filer ça à 50 000 km/h sans rien faire !

La deuxième raison qui a poussé les Etats-Unis à sortir leur loi, c'est la concurrence de l'Europe spatiale. Souvenez-vous : en novembre 2014, après plus de 10 ans de voyage, la sonde Rosetta se posait sur la comète 67P/Tchourioumov-Guerassimenko.

Un exploit qui, d'un coup, éclipsait les énormes moyens déployés par la Nasa pour déposer des appareils photos sur roues sur Mars. Mais cela a aussi montré aux Américains que c'était possible. Et si l'on peut poser une sonde, pourquoi pas à l'avenir, un bulldozer ?

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Une presse très « Cop-21 »

Un édito duNew York Times prédit déjà qu'à Paris « ne se signera pas un accord en béton armé permettant d'ici deux semaines de sauver la planète. Par contre, ajoute le quotidien U.S, Paris peut réussir sur un point important là où les rencontres précédentes ont échoué : « favoriser une prise de conscience collective et forte que tous les pays, petits et grands, riches et pauvres, doivent s'impliquer pour trouver une solution globale à un problème global ».

Concrètement, il suffit de prendre le quotidien colombien El Tiempo ce matin : le journal de Bogotá rapporte que les festivals de lumière de Noël de Barranquilla et de Medellin, des millions d'ampoules tous les ans, sont passés au led : 83% d'économies !

Dans le Mail and Guardian d'Afrique du Sud, c'est le sabotage des oléoducs du Nigéria qui pose problème. Les habitants du delta du Niger vandalisent ces oléoducs pour récupérer et vendre le pétrole : 900 sabotages en 2014, 52 000 hectares de terres dévastées. Un véritable désastre. La solution n'est certainement pas d'envoyer l'armée, mais plutôt de mieux redistribuer la richesse produite en donnant du travail et en construisant des écoles et des hôpitaux.

Enfin le Yomiuri Shinbun japonais s'en prend au premier ministre :« Au moment même où Shinzo Abe s'envole pour Paris, le Japon faisait savoir qu'il reprenait la chasse à la baleine ». Le timing n'est pas malin, à moins que le Japon ait voulu envoyer un message : laissez-nous chasser tranquilles les cétacés et nous signerons peut-être un bon accord à Paris !

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