Depuis près d'un an, le régime chinois fait tout pour diluer sa responsabilité dans la propagation de l'épidémie de Covid19. L'outil de propagande chinois tourne à plein régime.

Tout pour sortir la Chine du piège de la Covid19 ! Les journaux chinois liés au parti communiste – c’est-à-dire l’essentiel de la presse chinoise – se sont mis en ordre de bataille. La semaine dernière, les éditos ont par exemple crépité d’infos sur l’origine du virus :

L’idée : instiller le doute avec cet argument : et si le virus n’était pas originaire de Chine mais avait été importé subrepticement dans cette foire commerciale mondiale qu’est Wuhan et sa région ? On pouvait donc lire dans le quotidien du peuple que : 

« Toutes les preuves suggèrent que ce nouveau coronavirus n’a pas pour origine Wuhan ». Certains scientifiques chinois – souvent liés à l’armée et qui jure vouloir bientôt publier leur recherches – évoquent un premier cas « dans le sous-continent indien ».

Mentir toujours, avouer jamais

Pour comprendre l'effet comique de cette assertion, il faut toujours partir de l’idée que l’appareil de propagande chinois en est resté à la bonne vieille technique soviétique – utilisée sans vergogne par la Russie de Poutine : mentir toujours, avouer jamais. Et si le mensonge peut servir deux intérêts, tant mieux !

Or, avec quel pays de son entourage immédiat la Chine est-elle en concurrence pour les 30 ans à venir ? L’Inde bien sûr et sa population déjà supérieure à celle de la Chine, selon certains calculs, et surtout une population très jeune !

L’Inde c’est un peu la contre-Chine du futur : une démocratie ; des perspectives de croissance énormes ; un système judiciaire à l’occidentale ; une culture plurimillénaire infiniment plus souriante et familière. Tout ce qui peut nuire à l’Inde est bon à prendre !

Nuire à l'Inde, le concurrent de ces 30 prochaines années

Et en plus de redorer le blason de la Chine, terni par la gestion catastrophique des débuts de l’épidémie. Pour le régime chinois, l’image est tout. A l’intérieur du pays, il doit maintenir l’idée d’un progrès constant et d’une efficacité sans égale.

Or c’est précisément ce récit que la pandémie vient contredire. D’autant que ce n’est pas la première fois que la Chine est prise ainsi en défaut : en 2003, la gestion catastrophique du SRAS avait déjà montré l’impréparation chinoise.

La Covid19, ses 60 millions d’infectés dans le monde et son million et demi de morts, c’est évidemment infiniment plus grave. Donc la propagande chinoise est en guerre. Instiller le doute sur l’origine du virus est une des armes, une des dernières.

Propagande vs sources indépendantes

Il faut lire des journaux vraiment indépendants : le Guardian de Londres, qui vient de publier un article réfutant toutes ces balivernes. Pour les scientifiques interrogés : là où apparaissent les premiers malades se trouve toujours l’origine de la maladie. CQFD.

Ensuite, il suffit d’observer les autorités chinoises lorsqu’elles sont confrontées à des enquêtes internationales sérieuses : l’Organisation Mondiale de la Santé, l’OMS, a essayé d’enquêter dans le fameux marché aux animaux vivants de Wuhan : impossible ! La morale de l'histoire ? Surtout, il ne jamais croire un seul chiffre, une seule statistique officielle sortie de Chine. JAMAIS !