La presse allemande sur le dossier des migrants

Deux grands quotidiens : la Bild et la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les deux ont en commun d'avoir titré sur l'afflux de centaines de milliers de migrants vers l'Allemagne. On parle de 800 000 personnes d'ici la fin de l'année. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Que croyez-vous que ces deux quotidiens ont mis en une ? Les problèmes rencontrés par le pays devant un tel exode ? Le coût de cette immigration massive ? Les terroristes qui se cacheraient dans cette foule... Non, c'est plutôt en France qu'on le lit.

En Allemagne, ce week-end, la Bild , quotidien très à droite, qui s'en prend souvent à la Grèce, par exemple. Ce quotidien-là, qu'on a l'habitude de détester en France, titrait : « nous les aidons » ou plutôt « aidons-les » avec une photo de migrants désespérés.

Son concurrent plus chic, la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le quotidien des élites, un peu comme Le Monde , titrait lui carrément : « tapis rouge en Allemagne pour les migrants ». Pas sur le ton de l'ironie, mais bien sur celui de l'humanisme et de l'accueil. Quel quotidien ou hebdomadaire aurait le courage de dire les choses ainsi ?

On dit tellement de bêtises en ce moment sur l'Allemagne, alors que les Allemands se mobilisent comme aucun autre peuple en Europe pour accueillir ces réfugiés qui cherchent simplement une vie meilleure, que j'ai voulu leur rendre hommage ce matin.

A la poursuite de l'or nazi__

On dirait le titre d'un film hollywoodien, et on n’en est pas loin. Vous savez certainement que depuis une dizaine de jours, les autorités polonaises sont mobilisées pour localiser un train rempli d'or, de bijoux et d'œuvres d'art caché par les nazis à la fin de la guerre dans une forêt.

L'information d'hier qui tient tous les historiens et les chercheurs de trésors en haleine, c'est qu'on l'a localisé ce train. Le ministre de la Culture polonais en est « certain à 99% ». Les radars utilisés pour sonder la montagne ont même repéré des tourelles de mitraillettes.

Des tourelles qui, placées sur le fameux train, servaient à le protéger. Comment le gouvernement polonais en est-il arrivé à sonder les montagnes du sud du pays ? C'est sur les indications d'un Polonais qui, sur son lit de mort, a livré le secret. Il y a 70 ans, il aurait aidé au camouflage du fameux train, dont les historiens connaissaient l'existence et qu'on n’aurait jamais trouvé. On parle concrètement de plus de 300 tonnes d'or, c'est-à-dire 10 milliards d’euros aujourd'hui, enfouis dans un tunnel non loin de Wroclaw.

C'est la fièvre en Pologne, au point que les villes autour du lieu présumé de cette « découverte exceptionnelle », comme le précise le gouvernement polonais, ont demandé que le site et ses alentours soient protégés des curieux et des petits malins par l'armée.

Mais la fièvre n'est pas seulement polonaise ou allemande, elle est aussi russe. Moscou a fait discrètement savoir qu'elle se réservait le droit et le devoir de réclamer tout ou partie du butin s'il s'avère qu'il provient du pillage de son territoire par les Nazis.

Le Congrès juif mondial a aussi fait savoir qu'il se tenait prêt à aider les autorités : les œuvres d'art ou les bijoux trouvés dans ce train pourraient avoir été volés à des Juifs victimes de l'Holocauste. Pour l'instant, le mystère du train d'or, d'oeuvres d'art et de bijoux nazis reste entier.

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