L'agriculture vu par les jeunes exploitants.

Oublions d'ailleurs les mots "quotas", "crise", "marchés", "régulations" qui occupent déjà le coeur des débats publics.

Dans cette émission spéciale, les jeunes agriculteurs dans la présidentielle préfèrent évoquer leurs relations au monde politique, surtout à l'issue d'une semaine marquée par le traditionnel défilé des candidats. Défiance et perplexité grandissent. Les plus jeunes agriculteurs ne voient dans cet exercice politique qu'une récupération. "Les candidats ne viennent que pour soigner l'image, prendre la pose à coté d'une vache en mangeant un bout de saucisson avec nous... mais c'est du cinéma pour amuser la galerie. C'est pour la photo. Du fond, on n'en parle pas vraiment" .

Dans l'émission, il est aussi question des nombreux débouchés qui existent dans la filière agricole, un paradoxe au regard du manque d'intérêt des nouvelles générations pour ces méiers. Les jeunes exploitants du jour qui approcheront bientôt la trentaine lancent un message vers les adolescents pour les orienter vers un lycée agricole.

D'ailleurs au salon de l'agriculture, les jeunes (15/18 ans) qui se prédestinent à l'agriculture ont accompagné une bête, un troupeau, une région. Ils témoignent dans la vidéo du OFF.

Combattre encore une idée reçue. L'agriculture n'est pas réservée aux hommes. On le voit dans la vidéo. Des jeunes femmes sont motivées pour suivre des filières agricoles.

Certaines ont même monté un groupe, un site, un blog. Agri-Femme. Le message est triple : on peut être jeune, féminine et agricultrice

Mais nos trois exploitants agricoles du jour reconnaissent aussi un certain nombre de difficultés et contraintes pour embraser la profession d'exploitant agricole : C'est un projet de vie, une réflexion à mener en couple (le célibat est très répandu chez les jeunes agriculteurs, finie l'époque de l'exploitation familiale ), un engagement sur vingt à trente ans avec des crédits, des difficultés foncières avec des terres agricoles qui disparaissent.

Un métier de solitude qui connait un taux de suicide important, un sujet tabou.A la campagne, les problèmes, on les garde pour soi , concède Laurent Jimal , exploitant dans les Cotes d'Armor. Il faut être psychologiquement fort pour surmonter les difficultés.

C'est donc une réelle passion pour ce métier que nos trois jeunes agriculteurs racontent aujourd'hui :Nicolas Petit de Villemoutiers (45), Joël Norais d'Arpheuilles (36) et Raphaël Ramond de Coullons (45). Les grandes lignes de l'émission en images.

Prise de son : Bernard Cantin

Vidéo : Eden

Production Radio France/Salon de l'Agriculture : Roland Dandaneix, Véronique Lesage

Texte et mise en forme : Eric Valmir

L'équipe

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