L'EDITO

De tous temps, la carte jeune représente dans le discours politique une opportunité de vitalité dont l'objectif vise à doper une campagne électorale. Qui ne parle pas de SES jeunes, d'une attention portée AUX jeunes, les forces vives de la nation , ceux qui représentent la France de demain et le futur ? Mais derrière cette vitrine et l'image de jeunes militants enthousiastes qui sautent derrière des banderolles, les préoccupations des nouvelles générations sont rarement prises en compte, et l'impression d'une instrumentalisation perdure au fil des décennies. Dans la vie quotidienne, on court toujours après sa propre jeunesse, les élus ont toujours envie d'être entouré de jeunes, mais l'intéret du politique pour les nouvelles générations dépasse t-elle une valeur symbolique dictée par le marketting ? Existe t-il une réelle considération pour les difficultés rencontrées par les plus jeunes d'entre nous ?

D'autant qu'en période de crise économique, juniors et séniors constituent les couches les plus vulnérables de la société. L'Europe est entrée dans la génération 500 euros.

Génénration 500 euros pour vivre
Génénration 500 euros pour vivre © Reuters

Du coup, la voix des 18/25 ans questionne des thématiques qui concernent tout le monde : l'emploi, l'ascenceur social, le logement, le développement durable... Mais victime d'une étiquette idéaliste immature , les nouvelles générations peinent à se faire entendre. En Espagne, les Indignés ont exprimé massivement les inquiétudes liées à d'une part à la précarité et l'absence de perspectives. Mouvements analogues mais moins visibles en Italie. Les jeunes diplômés quittent leurs pays en espérant de meilleures perspectives à l'étranger.

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En France, les 18/25 ans ne sont pas mieux lotis. Et leurs préoccupations gagnent le champ de la campagne électorale. Cet espace multimédia leur est réservé. Et ceux qui souhaitent participer aux émissions sur l'antenne d'Inter peuvent s'inscrire sur l'onglet Contactez nous . Nous leur donnons la possibilité de rencontrer les acteurs de la vie politique, économique et culturelle pour les interpeller directement sur les sujets qu'ils estiment prioritaires dans la vie quotidienne.

Dans cette première émission de la saison, Vincent, Clara et Charles ont pu s'entretenir avecArnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste et président du Conseil Général de Saone et Loire. Après une croisade pour une 6ème République qu'il n'a pas abandonnée, il est revenu sur le concept de démondialisation qui occupe le coeur de sa campagne. "Ce courage politique qui prendrait le pas sur la logique des marchés " est aux yeux de son instigateur un élément de réponse aux problèmes sociaux rencontrés par la société, et en premier lieu par les plus jeunes.

L'affaire DSK, les questions sur à la primaire, le fait qu'Arnaud Montebourg soit convaincu que les sondages se trompent et qu'il sera au second tour ont été laissés aux éditoriaux politiques généralistes. Ici, on a parlé programme, du projet pour l'école du candidat socialiste, (objet du prochain édito) , de logement, de nucléaire, des indignés.... Et des pistons pour trouver du boulot, un système qui marginalise ceux qui ne disposent pas de réseaux ou ne sont pas le fils de...

A suivre...

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(ré)écouter Les jeunes dans la présidentielle Voir plus
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