Aujourd’hui Une rencontre entre deux très jeunes écrivains, qui se lisent, s’aiment et parlent des livres qu’ils admirent.

Cécile Coulon, étudiante à Clermonf Ferrand publie, à 21 ans, son deuxième roman, « Le roi n’a pas sommeil » édité chez Viviane Hamy , une déclaration d’amour à la littérature américaine, celle du sud où l’on boit trop d’alcool et où l’on rate sa vie

Elle a choisi Arthur Dreyfus qui à 24 ans publie aussi son deuxième roman. « Belle Famille » chez Gallimard. Comme dans son premier livre, La Synthèse du Camphre, il raconte des enfances troubles, avec des adultes qui s’approchent de trop près.

Belle famille d'Arthur Dreyfus et Le roi n'a pas sommeil de Cécile Coulon
Belle famille d'Arthur Dreyfus et Le roi n'a pas sommeil de Cécile Coulon © Radio France

Livres cités durant l’émission :

Aujourd’hui, Cécile Coulon et Arthur Dreyfus mettent la littérature américaine face aux grands classiques français à travers leurs livres respectifs, Le Roi n’a pas Sommeil et Belle Famille. Ainsi, John Steinbeck avec Des souris et des Hommes ou A l’Est d’Eden fait face à La Bête Humaine d’Emile Zola et le théâtre de Tennessee Williams à Phèdre de Racine .

Ce parallèle continue du côté de la poésie, pour ces poètes qui utilisent un minimum de mots tout en nous transmettant des émotions extraordinaires. On parle donc de Silence de Vie de Jacques Prévert , de Paul Verlaine , d’Alphonse de Lamartine , mais aussi de William Cliff , poète belge de langue française. Hors antenne, Cécile Coulon nous conseillera Philip Larkin, E. E. Cummings et certains poèmes de Charles Bukowski .

Chez ces deux jeunes auteurs, l’enfance et le personnage de la mère rôdent. Il semblait alors évident d’évoquer Vipère au poing d’Hervé Bazin , Poil de Carotte de Jules Renard et les livres de Roald Dahl, comme Charlie et La Chocolaterie . Cependant, ces livres présentent une face très noire. Jules Renard n’a-t-il pas écrit « J’aime qu’il y ait de la boue chez un être, ça le cimente ? ». Cette noirceur est également présente dans les livres deStephen King et dans Sévère de Régis Jauffret dans lesquels le tragique est souvent associé à un certain humour.

Enfin, nos deux invités évoquent les livres et les écrivains qui les ont poussés à écrire et à « mieux lire » : il s’agit deDaniel Pennac avec Comme un roman pour Cécile Coulon et de Cent ans de Solitude de Gabriel Gracìa Màrquez et Pourquoi Lire ? deCharles Dantzig pour Arthur Dreyfus.

La chronique de Raphaëlle Rerolle du journal Le Monde :

Cette semaine, Raphaëlle Rerolle nous présente un livre d'histoire, une réflexion sur la Révolution Française écrite comme un roman.

Dans Varennes de Mona Ozouf, publié en Poche chez Folio en 2005, nous suivons la fuite de Louis XVI et de la famille royale dans leur carosse et son échec. Mona Ozouf nous explique alors les conséquences de la capture du roi. A Varennes, comme si on y était!

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