Les liaisons heureuses
Les liaisons heureuses © Radio France

Comment devient-on lecteur puis écrivain, grâce à qui et grâce à quels livres, ceux sont les Liaisons heureuses . Lire, écrire sur l’amour, avant, pendant, après. Les deux auteurs qui se sont choisis aujourd’hui tentent chacun à leur manière d’en explorer toutes les possibilités.

Eric Reinhardt _ confirme, après Cendrillon_ publié en 2007, avec Le système Victoria édité chez Stock son ambition et son don de prémonition , en traitant des relations entre pouvoir et érotisme.

Le système Victoria est sélectionné pour les prix Goncourt, Renaudot, et par le JDD et France Inter

Il a choisi un dramaturge, metteur en scène, Pascal Rambert dirige le théâtre de Gennevilliers où l’on peut voir en ce moment sa pièce Clôture de l’amour où toute la violence de l’amour après est décrite.

Livres cités pendant l'émission, et conseils de lecture de nos deux auteurs :

Le point commun entre Clôture de l’amour de Pascal Rambert et les livre d’Eric Reinhardt , Le système Victoria ou son précédent livre Cendrillon , hommage à la femme qu’il aime depuis 20 ans : les personnages masculins mettent en avant leur faiblesse et se confrontent à une femme forte, sans concession.

Le personnage de David, dans Le système Victoria , est poète et aime à lire et citer Gérard de Nerval . Un poète que l’auteur affectionne particulièrement lui-même. A 20 ans il lisait Sylvie et pendant l’écriture de son roman, il a eu envie de retrouver quelque chose de son souvenir de ces lectures de jeunesse, de s’inspirer de ce que ces lectures avaient laissé en lui : quelque chose de très nocturne, des errances dans Paris, l’idéalisme, la femme idéale…

Pascal Rambert évoque le côté « impitoyable » « avec une énergie très XVIIIème » du roman d’Eric Reinhardt . Il pense aux Liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos , dont nous entendons un extrait lu par Ludmila Mikael (CD édité par Frémeaux et associés). Il admire aussi la précision dans son écriture, que cela soit dans la description du milieu dans lequel les personnages évoluent que dans la description de leurs sentiments : une précision qui est une des principales préoccupations de l’auteur, et qui rappelle celle des livres de Maylis de Kerangal Naissance d’un pont ou celui d’Elisabeth Filhol, La centrale .

Impitoyable, d’une écriture très précise, et aussi « désagréable » dans les thèmes abordés ? Pour Eric Reinhardt , un bon livre peut-être désagréable, et apporter du plaisir : c’est ce qu’il ressent par exemple à la lecture de Thomas Bernhard .

A la fin de l’émission Eric Reinhardt conseille la lecture du livre de Pascal Rambert Avignon à vie, un livre hommage au Festival d’Avignon, pour tous les amoureux de ce mythique rendez-vous théâtral annuel. A ne pas manquer à ce sujet, la lecture par Denis Podalydès de ce texte, au Théâtre de Gennevilliers, le 15 octobre prochain.

Les conseils de lecture de nos deux auteurs :

Les joies de la lecture sont venues pour Eric Reinhardt avec des livres comme Le manifeste du surréalisme d’André Breton , Dedalus ou Portrait de l’artiste en jeune homme de James Joyce , Stéphane Mallarmé , les symbolistes, Joris-Karl Huysmans , Villiers de l’Isle Adam , Frantz Kafka . Puis, au début de son métier d’écrivain, Thomas Bernhard donc, Hervé Guibert , Alain Robbe-Grillet .

Un de ses livres favori est Rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau .

Pascal Rambert cite aussi comme Eric Reinhardt parmi ses auteurs favoris, Stéphane Mallarmé, et La jalousie d’Alain Robbe-Grillet. PuisAinsi parlait Zarathoustra deFriedrich Nietzsche etLes palmiers sauvages de William Faulkner.

La chronique de Raphaëlle Rerolle, du journal Le Monde :

Les ombres de Kittur de l’indien Aravid Adiga, publié Chez Buchet-Chastel.

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Clôture de l'amour

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