Liaisons heureuses
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Les conseils de lecture de Clémence Boulouque et Boris Cyrulnik et livres cités lors de l’émission :

Parmi les auteurs favoris de Clémence Boulouque, on trouve Elias Canetti, Naguib Mahfouz,Thomas Mann , Stefan Zweig , Saul Bellow , Joseph et Philip Roth , Amos Oz . Elle aime aussi les poèmes d’Ossip Mandelstam et ceux de Paul Celan dont elle cite quelques vers dans son dernier livre L’amour et des poussières , et dont Boris Cyrulnik nous donne la lecture.

Elle est aussi une grande admiratrice de l’historien britannique Tony Judt, dont elle fut la dernière étudiante, et qui lui a inspiré un des personnages de son livre. On peut en France lire un de ses livres traduit en France chez Héloïse d’Ormesson, Une histoire de la pensée contemporaine .

Elle aime aussi l’auteur Norman Manea , Le retour du hooligan et aussi La tanière qui évoque le thème de la honte, la honte d’être victime notamment. Un thème cher aussi à Boris Cyrulnik qui lui a d'ailleurs consacré un livre, Mourir de dire : la honte . Et bien-sûr Patrick Modiano (son héroïne s’appelle Dora…). Un des auteurs et poètes qui sont devenus pour elle comme une famille qui l’a fait grandir. Parmi toute l’œuvre de Modiano , elle nous parle et nous lit un extrait de Dans le café de la jeunesse perdue , pour elle le livre le plus condensé sur ses quêtes, la topographie, Paris, la disparition.

Boris Cyrulnik a toujours aimé lire. Un moyen de se raccrocher à la vie « un refuge dans la beauté » : enfant ses lectures sont sa nouvelle famille, elles sont « ses parents ». Dans les institutions dans lesquelles il grandit, lire est interdit. C’est donc sous les draps et avec une lampe de poche qu’il passe « des moments délicieux de lecture » : il est formé par les albums du Père Castor , puis les romans d'Emile Zola, pour lui « un auteur politique qui a redonné aux ouvriers un dignité, en leur donnant la parole ».

Plus tard il découvre André Maurois et ses grandes biographies Disraëli , Les trois Dumas …il plaide haut et fort pour la réédition de ses livres, devenus presque introuvables pour certains. Il cite aussi Charles Dickens , avec Oliver Twist .

Il est venu aujourd’hui avec le livre de Jorge Semprun L’écriture ou la vie , récit de sa déportation à Buchenwald, dont il nous lit un extrait.

Boris Cyrulnik réagit ensuite à une interview de Georges Perec (interviewé par Jacques Chancel en septembre 1978) sur son roman La disparition. Un roman écrit sans la lettre « E », le « E » signifiant « EUX », c'est-à-dire sa famille disparue dans les camps…Il évoque aussi du même auteur, W ou le souvenir d’enfance.

Pour terminer l’émission, Boris Cyrulnik nous lit un extrait d’un premier livre de Clémence Boulouque Mort d’un silence .

La chronique de Raphaëlle Rerolle, du journal Le Monde :

La nuit tombe quand elle veut de Marie Depussé paru en octobre dernier aux éditions POL

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