Les liaisons heureuses - Linda Le et Mathieu Terence
Les liaisons heureuses - Linda Le et Mathieu Terence © radio-france

Comment devient-on lecteur puis écrivain, grâce à qui et grâce à quels livres, ceux sont Les liaisons heureuses. Lire sauve, lire rend heureux. Lire vous permet d’écrire. Aujourd’hui deux écrivains qui s’aiment et s’admirent, l’un comme l’autre, ne pouvait choisir d’autre auteur que celui qui est en face de lui sur ce plateau.

Linda Lê , d’origine vietnamienne, cette admiratrice de la langue française, a écrit des essais littéraires, une quinzaine de romans tous édité chez Christian Bourgois. Le dernier Cronos a reçu l’année dernière le prix Wepler-La poste. Ou encore Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau sur ses alliés substantiels qui sont les livres. Elle vient publier dans la remarquable collection deLettre à chez Nil, une Lettre à l’enfant que je n’aurais pas , un texte d’une grande force.

Vous avez choisi Mathieu Terence , romancier, poète, éditeur, il est entre autre l’auteur de Présence d’esprit chez Stock, un livre sur les livres qui ont accompagnés sa vie, ainsi qu’un court texte Petit éloge de la joie chez Folio.

Les conseils de lecture de nos deux auteurs et livres cités lors de l’émission :

Linda Lê et Mathieu Terence,outre le fait de se lire et de s’aimer mutuellement, ont un point commun : ils considèrent chaque livre écrit comme une arche de Noé, dans lequel ils peuvent faire passer « le déluge de notre temps ». C’est à travers leurs livres qu’ils parlent de littérature, des livres qu’ils aiment, des écrivains qui sont devenus des figures fraternelles, des membres choisis de leur famille littéraire.

Dans Présence d’esprit , Mathieu Terence nous parle de ses écrivains préférés. Parmi eux Dostoievki , L’idiot , et le personnage du Prince Mychkine qu’ il considère comme son frère, et même comme un autre lui-même depuis l’adolescence. Parmi les autres livres, on trouve aussi Fuir , un des premiers romans de Linda Lê, dont la force présente dans ce livre,comme dans tous ses autres livres, le marque profondément.

Linda Lê a aussi écrit sur sa famille littéraire. Dans Au fond de l’inconnu , elle parle d’ »immenses écrivains » pas forcément retenus par l’histoire mais qui comme elle dit « on l’avenir pour eux »….L’écrivain et poète suisse Robert Walser (1878-1956), amoureux de Kafka , dont elle admire l’ironie et l’humour. Mais aussi, Ingebord Bachmann (1926-1973) qui a inspiré le personnage de Sola dans son In memoriam , la poète russe Marina Tsvetayeva ( 1892-1941), une « figure d’intransigeance », dont elle nous lit un poème.

Elle cite aussi les livres de Mathieu Terence, Palace for ever , Fiasco , Technosmose , et L’autre vie .

Petite c’est Victor Hugo qui la transporte depuis le Vietnam où elle vit : elle découvre L’Homme qui rit vers 8 ans, elle ne comprend pas tout, mais elle est émerveillée, fascinée, « le plus beau livre de Victor Hugo » à ses yeux, car il parle d’un amour qui perdure, qui triomphe de la mort. Mais aussi Notre Dame de Paris , dont elle garde le souvenir de ses instants de lecture.

Autre auteur que Mathieu Terence et Linda Lê ont en commun, dans leur familole littéraire, Pascal Quignard , et son livre Vie secrète : un « très grand écrivain, qui incarne son destin dans ses livres, avec une langue très racée, une tonalité de voix basse, comme la confidence ». Mathieu Terence lit la quatrième de couverture et un extrait de Vie secrète, un livre « de passion amoureuses, de littérature, de réflexion sur le temps… »

La chronique de Raphaëlle Rerolle, du journal Le Monde :

Fauna , d’Alyssa York, aus éditions Joëlle Losfeld.

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