Bardot plein la vue
Bardot plein la vue © Radio France

Les livres cité pendant l'émission :

Journaliste, écrivain, Jean-Paul Kauffmann comprend le travail de Marie-Dominique Lelièvre, car il est lui aussi un biographe. En 2007, il a écrit la biographie d’un de ses auteurs préféré, bien qu’inconnu et oublié par la postérité : Raymond Guérin,« 31 Allées d’amour. Raymond Guérin 1905-1955 » . Assureur bordelais, cet écrivain était devenu l’ami de Malaparte qui l’avait invité à séjourner dans sa villa en promontoire la « casa come me » où se déroula le tournage du film Le Mépris de Jean-Luc Godard.

Marie-Dominique Lelièvre lit un extrait de ce livre où Raymond Guérin décrit cette maison.

C’est d’ailleurs Jean-Paul Kauffmann qui lui a fait découvrir Raymond Guérin : jeunes journalistes tous les deux au Matin de Paris, Marie-Dominique Lelièvre était très intriguée par ce collègue toujours entouré d’une pile de livre : il lui fait alors découvrir « L’apprenti » de Raymond Guérin . Elle admire aussi un des précédents livre de Jean-Paul Kauffmann , La chambre noire de Longwood , sur l’exil de Napoléon à Saint-Hélène, un livre où ce personnage lui est apparu vivant, où on sent les odeurs, elle admire le côté organique de la description.

Brigitte Bardot est une grande lectrice. Roger Vadim son premier mari lui a fait découvrir de nombreux livres et aujourd’hui encore elle lit beaucoup et affectionne particulièrement les livres de Milan Kundera . Elle s’intéresse aux livres et à la littérature et la littérature aussi s’intéresse à elle : Cocteau , Marguerite Duras , dont on a pu entendre la voix, s’intéressaient à elle. Simone de Beauvoir a écrit un texte extraordinaire et très admiratif sur elle.

Marguerite Yourcenar lui a écrit une très longue lettre et elle est celle qui l’a amenée à s’intéresser à la cause animale.

Pendant sa captivité,Jean-Paul Kauffmann a lu au hasard des pages, la Bible , il aime particulièrement l’histoire de Tobbie et Raphaël , ou plus « policier », Suzanne et les vieillards , une histoire d’adultère. Et puis la Genèse , car il admire en tant qu’écrivain la sobriété, l’efficacité extraordinaire du texte, c’est un livre qui l’a sauvé. La question de la traduction est alors essentielle, il conseille celle janséniste de Port Royal, celle de Isaac-Louis Le Maistre de Sassy . Raphaëlle Rerolle cite au sujet de la Bible, les commentaires qu’a fait Erri de Lucca « Un nuage pour tapis ».

Il a beaucoup de gratitude pour les quelques livres qu’il a pu avoir pendant ces trois ans de captivité, même un de la collection Harlequin , mais q’importe, ce livre lui a été d’un grand soutien, la littérature peut sauver dans ces cas-là.

Il est venu avec le livre de Bernard Frank« Solde » qu’il nous conseille de lire si on veut connaître le septennat de Valéry Giscard d’Estaing, sa vie littéraire et politique. A lire aussi parce que Bernard Frank est quelqu’un d’ « inclassable », Sartre disait de lui qu’il était « plus intelligent que lui » ……

Marie-Dominique Lelièvre est venue avec le livre « Les pommes sauvages d’Henry-David Thoreau, dont elle nous lit un extrait.

La chronique de Raphaëlle Rerolle, journaliste au journal Le Monde :

Suis-je snob ? de Virginia Woolf. Aux éditions Payot.

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