Le rabaissment
Le rabaissment © Radio France

Aujourd'hui, ce sont Les liaisons heureuses dePhilip Roth . Avec, Josyane Savigneau, Michel Schneider et Alain Finkielkraut .

Nos trois auteurs évoquent leur écrivain préféré dont le dernier roman, Le rabaissement traduit par Marie-Claire Pasquier, suscite la polémique. Philp Roth aurait il perdu de sa magie ?

Le grand romancier américain, qui n’aime pas qu’on dise qu’il est un écrivain juif américain et qui pourtant dans ces livres ne parle que de cela, des juifs, mais aussi du sexe, de la dépression, du viellissement, de la mort, de la souffrance, et de son pays, les Etats- Unis. Il écrit sur tous ces sujets sinistres et ces livres sont pour moi, les plus drôles qui soient.

Aujourd’hui trois auteurs très différents vont nous expliquer pourquoi ils admirent Philip Roth, et vous verez ce n’est pas le même Philip Roth qu’ils aiment.

Joysiane Savigneau , est critique littéraire , elle a longtemps dirigé le Monde des Livres , elle est l’auteur de deux biographies, Marguerite Yourcenar et de Carson Mc Cullers. Dans un livre plus autographique Point de côté édité chez Stock, elle confesse son admiration et son affection pour Philip Roth.

Alain Finkielkraut , professeur à l’école polytechinique et producteur de l’émission Répliques sur France Culture, consacre dans son dernier essai Et si l’amour durait publié chez Stock, il consacre un chapitre àProfesseur de désir de Philip Roth.

Et le romancier Michel Schneider , prix Interallié pourMarilyn, dernière séance , il a publié à la rentrée Comme une ombre chez Grasset.

Les livres cités pendant l'émission :

Vous avez pu entendre des extraits du documentaire de William Karel PhilipRoth sans complexe , diffusé sur Arte le19 septembre dernier.

Josyane Savigneau a commencé par parler des deux livres, Opération Shylock, le Théâtre de Sabbath. Puis Alain Finkielkraut a raconté son souvenir ébloui de lecture, à 18 ans, de Portnoy et son complexe . Il a une tendresse particulière pour Pastorale américaine dont il aime la veine réaliste. Il admire aussi la façon dont il a fait entrer Israël et sa tragédie dans la littérature avec notamment Opération Shylock et La contrevie .

Sur le thème de la honte, dans l’écriture, Michel Schneider évoque J’ai épousé un communiste , où le personnage ressemble de très prés à la propre femme de Philip Roth.

Une particularité dans l’œuvre de Philip Roth est sa capacité à donner des descriptions très minutieuse des choses, que cela soit des métiers ou du passé et de l’essence des personnages, de leur passé et de leur vie. Josyane Savigneau nous parle d’un des livres récent de Philip Roth, Indignation , où le père du héros et sa boucherie casher sont décrites très minutieusement. Alain Finkielkraut évoque alors un autre trait caractéristique de son écriture : la présence toujours très forte de personnages parentaux. Il est pour lui « le plus grand fils de la littérature mondiale ». A lire sur ce thème Patrimoine , ou encore Portnoy ou la contrevie où les problèmes de ……constipation de son père son évoqués….un père qui oblige l’amoureuse de son fils à fuir car elle est non juive…Dans Professeur de désir le père aussi très présent, intrusif, ne cesse de poser des question, des pourquoi, et encore et toujours pourquoi ceci ou pourquoi tu fais cela…..un père qui ne renonce jamais, qui incarne la résolution caractérisée par cette génération. Ou encore dans Le complot contre l’Amérique , un livre où tout est faux, sauf la vie de ses parents qu’il restitue entièrement.

Alain Finkielkraut nous lit alors un extrait de Professeur de désir , où l’on voit le ,personnage masculin, un intellectuel qui est aussi un homme de cœur et de corps qui parle aux femmes comme un homme machiste (mais pas sexiste) « ton cul est un chef d’œuvre »…Sur les femmes, Michel Schneider cite alors La bête qui meurt , et Josyane Savigneau Exit le fantôme .

Sur le thème de la vieillesse, dont il est aussi pour Alain Finkielkraut un très grand romancier, il nous cite aussi, avec Exit le fantôme , le livre Un homme.

Nos trois invités ont ensuite évoqué le dernier livre paru de Philip Roth Le rabaissement, dont la critique a été moins enthousiaste que pour les autres de ses romans et enfin Nemesis , le dernier roman de l’écrivain américain à paraître, sur une épidémie de polio dans le New Jersey en juillet 1944.

La chronique de Raphaëlle Rerolle du journal Le Monde :

Mal de pierre de Milena Agus, publié chez Liana Levi en 2007

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