Deux écrivains qui se lisent, s’aiment et parlent des livres qu’ils admirent.

Stéphanie Polack publie son deuxième roman « Comme un frère » chez Stock. Son oncle, condamné à la guillotine dans les années 50 après un braquage raté était il un monstre ou un saint ? L’épreuve peut elle nous changer profondément ? Peut on aimer un homme absent ? Stéphanie Polack réussit, avec force, à nous rendre nécessaire des questions qui a priori nous sont étrangères.

Comme un frère de Stéphanie Polack / Le souvenir du monde de Michel Crépu
Comme un frère de Stéphanie Polack / Le souvenir du monde de Michel Crépu © Radio France

Les livres cités pendant l’émission :

« L’écriture est le souvenir de leur mort et l’affirmation de ma vie » écrit Georges Pérec dansW ou le souvenir d’enfance . Cette citation pourrait sans doute s’appliquer aux livres que viennent nous présenter Stéphanie Polack et Michel Crépu : Comme un frère et Le Souvenir du Monde – Essai sur Châteaubriand.

Ces deux auteurs nous emmènent dans leurs voyages respectifs. Avec Julien Gracq , tout d’abord, qui avec une méticulosité exceptionnelle décrit des fragments d’Histoire et de Géographie désincarnées dansLe Rivage des Syrtes , livre pour lequel il a refusé le Prix Goncourt, mais aussi dans Carnet du Grand Chemin dont Stéphanie Polack nous lit un extrait. Il a également écrit les Lettrines I & II , textes courts critiques de littérature, mais traitant aussi d’autres thèmes avec un style hors du commun.

Nous partons ensuite avec Paul Morand sur Le Rhône en Hydroglisseur , puis beaucoup plus loin avec la Collection Ceinture du Monde des éditions Emile-Paul Frères publiée entre 1927 et 1932 : Portrait de Madagascar de Pierre Camo ou Esquisses Havnaises de Jean-Louis Vaudoyer ont fait rêver des générations d’apprentis-aventuriers. C’est également le cas d’Alain Gerbault , avec Seul à travers l’Atlantique ou Iles de beauté ; ce navigateur français a écrit ses voyages, notamment en Polynésie, dans la France d’après guerre où le goût de l’aventure renaissait. C’est à cette époque que se déroule en partie le livre de Stéphanie Polack.

C’est avec Michel Strogoff de Jules Verne et Gustave Roux , un poète Suisse, que le voyage continue dans le froid. « L’air sentait le cigare et la neige » écrit-il, transformant une chose insignifiante en élément poétique. Tout comme ceux d’André Breton, avec notamment l’Amour Fou , les textes de Gustave Roux sont une introduction à la poésie.

Le voyage se termine évidemment à Saint Malo et Combourg où Chateaubriand a passé son enfance, qu’il raconte dans ses Mémoires d’outre-tombe .

La chronique de Raphaëlle Rerolle du journal Le Monde :

Raphaëlle Perolle nous présente un livre lumineux, Calligraphie des rêves de Juan Marsé, auteur catalan mal connu en France, mais célébré en Espagne. Ce livre a été publié cette année aux éditions Christian Bourgois.

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