Comment devient-on lecteur puis écrivain, grâce à qui, grâce à quel livres ? Ce sont Les liaisons heureuses de l’été, une rencontre entre deux écrivains qui s’aiment et qui se lisent et parlent des livres qu’ils aiment.

Liaisons heureuses (colette fellous et denis podalydès)
Liaisons heureuses (colette fellous et denis podalydès) © Radio France

Lire à vingt ans, absorber tout ce qui est écrit et sur lequel vous tombez, les deux auteurs invités

aujourd’hui sont passés par cette phase quasi boulimique de lectures. Ils vont nous la raconter.

Colette Fellous , productrice à France Culture, elle a raconté son enfance tunisienne dans Avenuede France et dans Plein été , elle vient de publier Un amour de frère chez Gallimard, entre Tunis et Paris, le récit des découvertes et l’ombre d’un initiateur diabolique, son grand frère Georgy.

Vous éditez aussi au Mercure de France des autoportraits d’artistes. Vous avez invité un immense comédien, immense lecteur, denys Podalydes. Il a publié chez vous Voix off qui a reçu le prix Femina du meilleur essai en 2008.

Les conseils de lecture de nos deux invités :

Colette Fellous quand elle débarque à Paris, étudiante à la Sorbonne, veut tout lire : ses débuts de lectrice sont marqués par A l'Est d'Eden , de Steinbeck. Les Nouvelles de Maupassant ( LaMaison Tellier , etc...), Lolita de Nabokov et Baudelaire ....Baudelaire que l'on peut trouver derrirèe Un amour de frère , tout comme Proust et Rimbaud, avec notamment le poème Barbare , tiré des Illuminations , qui sert refrain avec la phrase de son livre "Bien aprés les jours et les pays"...Nadja passe aussi, avec L'Hôtel des Grands hommes ....

Denis Podalydès lit partout et une des grandes crainte de sa vie, manquer de livre, pour les moments creux comme dans l'ascenseur par exemple ! Il ne se trimballe jamais sans 3 ou 4 livres : aujourd'hui dans sa besace, La désobéissance d'Alberto Moravia, dans une vieille édition du Livre de poche à la belle couverture et qui sent bon...Ce que j'appelle l'oubli de Laurent Mauvignier et Les travailleurs de la mer , de Victor Hugo.

Parmi les titres qu'on lui a demandé de nous citer, il nous livre une bibliothèque presque entière :

Les livres qui ont fait le lecteur : les romans de Jules Verne . Dostoievski.Les Misérables de Victor Hugo. Illusions perdues , Splendeur et misere des courtisanes , et bien d'autres de Balzac . Stendhal, Flaubert, "grands enchantements de lecture très longues, très stupéfiées, qui me retiraient du monde presque intégralement". Breton . Baudelaire . Nerval . Celine , Proust . "Proust, superlativement". Diderot . Rousseau . Perec . Gide . D'autres, beaucoup d'autres.... Les livres qui ont fait l"écrivain": les précédents bien sûr, et Leiris , vraiment Leiris. Calet . Le Guyotatde Coma . Échenoz . Et Colette Fellous . Perros , dont il nous lit un extrait de Une vie ordinaire,Sartre , L'idiot de la famille , Barthes . JP Toussaint .

Et un dernier conseil pour la route de nos deux auteurs : Nabobov , le "compagnon de vie" de Colette Fellous pour Feu pâle , et le dernier livre d' Eric Reinhardt , Le système Victoria , publié chez Stöck.

La chronique de Raphaëlle Rerolle, du Monde des Livres :

Un certain mois d'avril à Adana , de Daniel Arsand , qui vient de paraître chez Flammarion.

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