Couvertures de  "La montagne" de Jean-Nöel Pancrazi  et de "Le facteur des abbruzzes" de Vénus Khoury-Ghata
Couvertures de "La montagne" de Jean-Nöel Pancrazi et de "Le facteur des abbruzzes" de Vénus Khoury-Ghata © radio-france

Une rencontre entre deux écrivains qui se lisent, s'aiment, parlent des livres qui ont fait d'eux des lecteurs et des écrivains...

Vénus Khoury-Ghata, est une poète et romancière née au Liban. Elle vient de recevoir le Prix Goncourt de la poésie. Elle publie aux éditions du Mercure de France Le facteur des Abruzzes . On y retrouve mêlés le soleil et la guerre, l'amour et l'exil.

Elle a choisi Jean-Noël Pancrazi , qui lui est né en Algérie, et qui lorsqu'il évoque ces mêmes sujets a "un regard d'enfant d'un bleu si brillant qu'on pourrait le croire verni de larmes", selon les mots de Michèle Gazier dans Télérama .

Il vient de publier un récit La montagne chez Gallimard, le narrateur a huit ans, le soleil et la guerre, celle de l'Algérie, l'amour et l'exil sont là aussi mêlés.

Les livres cités pendant l’émission :

Madame Arnoul , Montecristi , Long séjour , et le dernier La montagne , Vénus Khoury-Ghata aime et connaît toute l’œuvre de Jean-Noël Pancrazi , elle lui est familière. Elle aime y retrouver toujours la même nostalgie, la douceur pour raconter des choses souvent catastrophiques pourtant. Une compassion et une soumission au sort, un ton dont Vénus Khoury-Ghata s’est inspirée et qu'elle a adopté quand elle a écrit son roman La Maestra .

Vénus Khoury-Ghata lit un extrait de La montagne , puis parle de Montecristi , un précédent livre de Jean-Noël Pancrazi un livre magnifique sur une l’île de Saint Domingue, où un homme attend sur cette île polluée, un autre homme qu’il aime.

Colombe lit un extrait d’Où vont les arbres , de Vénus Khoury-Ghata, où elle raconte les forêts de son enfance au Liban, et son amour pour les arbres qui sont pour elle comme des humains.

Jean-Noël Pancrazi lit à son tour un très beau poème de Vénus Khoury Ghata tiré de ce dernier ouvrage, un poème en hommage à la figure maternelle, malheureuse car exliée dans une ville hostile et qui ne rêvait que de son village.

Nos deux invités aiment les livres. D’ailleurs, Vénus Khoury-Ghata ne pourrait vivre sans : même en temps de guerre c’est de livres dont elle ferait provision, pas de farine, ni de sucre nous dit-elle, de livres….

Parmi les auteurs qu’ils aiment en commun, Albert Camus . Jean-Noël Pancrazi nous lit un extrait de L’Etranger , un livre qu’il faisait lire et étudier à ses élèves tous les ans quand il était professeur de français. Il a choisi un passage rieur et souriant de ce livre sombre, pour montrer la sensualité de Camus dans son écriture, son amour de la vie et de ses plaisirs, la mer, le corps des femmes, l’eau claire et …..les fritures de poissons…..

Vénus Khoury-Ghata admire aussi Albert Camus , et pour elle, il faut lire Le premier homme . Jean-Noël Pancrazi est aussi venu avec des pages volantes, celles d’un très gros livre, L’usage du monde de l’écrivain voyageur Nicolas Bouvier , le récit des ses voyages à travers le monde, dont il nous lit un extrait truculent.

Vénus Khoury-Ghata nous parle ensuite des poètes qu’elle aime, Guy Goffette , André Velter, Jean-Baptiste Para , Henri Michaux , Samuel Beckett et le trop oublié Pierre Reverdy.

Elle est venu avec le livre d’Alma Brami C’est pour ton bien, paru au Mercure de France dont elle nous lit un extrait.

La chronique de Raphaëlle Rerolle, journaliste au__ Monde :

Le remplaçant d'Agnès Desarthe , publié aux éditions de l'Olivier.

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