Rendez-vous à Val-de-Travers, dans la vallée champêtre du canton de Neuchâtel, en Suisse. Le président de cette commune, Frédéric Mairy, est de nationalité belge. Un fait rare dans ce pays où le processus de naturalisation s'avère complexe.

Promenade de l'esplanade Léopold Robert, port de plaisance au bord du lac, ville de Neufchâtel, Suisse
Promenade de l'esplanade Léopold Robert, port de plaisance au bord du lac, ville de Neufchâtel, Suisse © AFP / PHILIPPE ROY / AURIMAGES

Depuis 2008, les communes du canton de Neuchâtel peuvent être représentées par un maire étranger. Né en Suisse de parents belges, Frédéric Mairy n'a pas la nationalité suisse car il n'y a pas d'accord de double nationalité entre Suisse et Belgique. Or, ce membre du parti socialiste Suisse peine à abandonner sa nationalité belge. 

Le canton de Neuchâtel est très ouvert aux étrangers, qui représentent près d'un quart de sa population. Cependant, les procédures de naturalisation demeurent très complexes. Un tiers des immigrés de deuxième génération du pays ne demandent pas de passeport suisse, du fait de ces difficultés. 

Pour moi c'est facile, vu que je suis né ici, j'ai toujours été intégré. Mais ce n'est de loin pas la situation pour tout le monde, c'est pour ça que l'octroi de la nationalité doit être facilité autant que possible pour tous les étrangers qui doivent vivre ici et s'y intégrer.

Frédéric Mairy n'a toujours pas le droit de vote à l'échelle de la Suisse, au niveau fédéral. Il y a quelques mois, il a finalement fait sa demande de nationalité suisse. Il espère l'obtenir d'ici la fin de l'année.

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