Partie de Chine en 1999, Caroline Chu vit à Vancouver. Désormais habituée au mode de vie canadien, elle avoue avoir perdu le contact avec ses racines chinoises. Dans un quartier chinois qu'elle juge familier comme étranger, elle évoque la situation de la diaspora chinoise au Canada.

L'entrée du quartier chinois de Vancouver.
L'entrée du quartier chinois de Vancouver. © Getty / Stuart Dee

Caroline Chu s'émerveille. Arrivée de Shanghai il y a vingt ans, elle visite pour la première fois le jardin Sun Yatsen du quartier chinois de Vancouver. Caroline Chu reconnaît à cette occasion avoir perdu sa culture asiatique, car elle s'est adaptée au mode de vie nord-américain.

Je suis un peu comme "étranger", comme Albert Camus a écrit dans son roman. 

Ce Chinatown concentre les descendants de la première vague d'immigration chinoise, arrivée à la fin du XIXe siècle. Les "nouveaux riches Chinois", arrivés ces dix dernières années, évitent ce quartier très populaire selon Caroline Chu.

Professeure de français dans sa maison de Vancouver, elle se sent "assimilée à la façon de penser" des Canadiens, et à leur amour des libertés. Mais elle avoue ressentir des tabous politiques, au sein même de la diaspora chinoise de Vancouver : "ils sont très nationalistes". En effet, certains Vancouvérois d'origine chinoise ont reçu des avertissements pour leurs prises de position sur les réseaux sociaux.

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