Depuis la fin du confinement, la physionomie de la « mobilité » en ville a complètement changé avec la multiplication des vélos, et tout particulièrement des vélos à assistance électrique, mais aussi des trottinettes, des monos roues ou autres « gyropodes » sans oublier les rollers et les skates board…

Des engins qui parfois font peur aux piétons ou aux automobilistes et surtout qui ne peuvent pas rouler partout.

Commençons en effet par la législation, une législation pas toujours très bien connue.

Alors que ces engins de mobilité individuelle encore appelés EDP, pour Engins de Déplacements Personnels, connaissent depuis cet été l’entrée en vigueur d’équipements obligatoires, liés notamment au freinage ou bien à l’éclairage et se voient dotés d’avertisseurs sonores, leur prolifération ne s’est pas faite sans engendrer de réelles frayeurs tant pour les automobilistes que pour les piétons sur les trottoirs…

Alors déjà il faut savoir que tout engin de ce genre doté d’un moteur électrique, que ce soit une trottinette, un hoverboard (vous savez ces skates latéraux à 2 roues), un gyropode ou bien encore un monoroue, a pour obligation d’emprunter les pistes cyclables (quand il y en a), ou bien alors la chaussée, mais en tout état de cause de laisser les trottoirs aux piétons. Aux piétons, mais aussi aux utilisateurs de trottinettes, de roller ou de skate board dépourvus de tout moteur.

Les vélos quant à eux, qu’ils soient dotés, ou pas, d’assistance électrique ont pour obligation d’emprunter les pistes cyclables ou la chaussée (quand il n’y a pas de piste) et en respectant bien entendu les règles du code de la route, c’est-à-dire par exemple le respect des feux tricolores ou des stops…

Si la situation est pour le moins assez claire en ce qui concerne les vélos et ceux dotés d’assistance électrique, on ne peut pas en dire autant pour les trottinettes et tout particulièrement les trottinettes électriques…

Il est vrai que leurs possesseurs ont pour obligation d’emprunter les pistes cyclables, mais pas les couloirs d’autobus, voire, lorsque n’y a pas de pistes cyclables, de circuler sur les routes sur lesquelles la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h (en ville donc). Ces trottinettes peuvent aussi, exceptionnellement, emprunter les aires piétonnes mais à condition de rouler à une allure modérée ne dépassant pas les 6 km/h et avec pour obligation de ne pas gêner les piétons (ou de leur faire peur…).

Ces trottinettes électriques peuvent aussi, très exceptionnellement, emprunter les trottoirs, si un arrêté municipal l’autorise, mais en ne dépassant pas les 6 km/h.

Pas question non plus de rouler à plusieurs, comme on le voit bien souvent, sur l’une de ces trottinettes électriques. Son conducteur doit impérativement être seul !

Quoi qu’il en soit les conducteurs de ces vélos, électriques ou pas, et de ces trottinettes électriques doivent impérativement se soumettre à un certain nombre de règles et d’obligations…

Même si le port du casque n’est pas obligatoire dans la plupart des situations, il reste quand même fortement recommandé.

Qui plus est, il faut savoir que tout utilisateur d’une trottinette y compris celles accessibles en libre-service, a pour obligation d’être en possession d’une assurance responsabilité civile couvrant ainsi les dommages causés à autrui.

Enfin il est fortement suggéré d’être vêtu d’un équipement visible voire rétro-réfléchissant.

C’est d’ailleurs à l’intention de tous ces utilisateurs de vélos et trottinettes, qu’en partenariat avec une dizaine d’opérateurs de ces engins en libre-service, la sécurité routière vient de lancer une campagne dite « terrain » dans le but de sensibiliser tous ces utilisateurs à être bien visible.

Il faut préciser au passage que près de 200 cyclistes ont perdu la vie l’an dernier lors d’accidents, 187 très précisément, et 11 en trottinette.

Parlons de choses qui fâchent : quel est le montant des amendes encouru par les contrevenants de cette mobilité individuelle ?

Cela va de montants totalement symboliques, 4€ par exemple, pour tout utilisateur de trottinette, de rollers, de patins à roulettes ou encore de gyropode ayant décidé de rouler en dehors des trottoirs à 135€ pour tout cycliste roulant avec son téléphone portable collé à l’oreille ou bien alors ayant décidé de passer au feu rouge, sans retrait de points toutefois sur son permis s’il en est possesseur, sans oublier une amende de 90€ pour le port d’écouteurs sur un vélo toujours, amende pouvant être majorée à 135€ en cas de non-paiement dans les 15 jours.

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