La mélancolie est un terme assez énigmatique qu’on ne sait pas vraiment comment définir. Stéphanie Torre, journaliste et psychanalyste nous aide à mieux appréhender ce terme en nous apportant un éclairage psychanalytique.

Un homme mélancolique regarde par la fenêtre.
Un homme mélancolique regarde par la fenêtre. © Getty / Andrea Borile / EyeEm

Comment comprendre la mélancolie ? 

De prime abord, la mélancolie est souvent associée à une forme de « spleen », une sorte de « nostalgie » ou de tristesse. Or la psychanalyse sous la plume de Freud, donne une définition précise de la mélancolie. 

Freud écrit dans Deuil et mélancolie

La mélancolie se caractérise du point de vue psychique par  une suspension de l’intérêt pour le monde extérieur, la perte de la capacité d’aimer, l’inhibition de toute activité.

La mélancolie est donc un état de souffrance durable du sujet loin d’un petit blues passager. 

Quel lien y a-t-il entre mélancolie et génie ? 

La psychanalyste Sarah Chiche, interrogée par Stéphanie Torre, nous explique le parallèle qu’on peut faire entre mélancolie et génie en se référant à Aristote. Certes, la mélancolie est une souffrance, mais on peut la soigner en transposant nos pensées sombres sur des créations. 

Ce génie dont parle Aristote vient de la situation du mélancolique qui est placé au-delà du masque social puisqu’il se coupe du monde extérieur. Cette hyper lucidité lui permet de sublimer sa mélancolie par la création et donc de se donner la possibilité d’en sortir. 

Les références
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