« Aaaaaaaah une araignée ! ». Vous connaissez forcément quelqu’un – si ce n’est pas vous - qui est apeuré à la vue de ce petit insecte multi-pattes. Stéphanie Torre, journaliste et psychanalyste, nous explique ce qui se cache derrière les peurs du quotidien.

Phobie. Une petite fille regarde avec horreur une araignée coincée dans un verre.
Phobie. Une petite fille regarde avec horreur une araignée coincée dans un verre. © Getty / Elva Etienne

Aujourd’hui, la notion de phobie est employée pour désigner tout et rien. On peut autant être phobique des animaux, du travail que du ménage. Il existe de nouvelles phobies comme la créato-phobie qui désigne la panique de s’approcher d’un rayon boucherie, ou la perdé-to-phobie qui renvoie à l’angoisse de ne pas pouvoir sauvegarder un document numérique à cause d’un bug.

Qu’est-ce que la phobie en psychanalyse ?  

Chacun est donc concerné par la phobie à des degrés divers. Stéphanie Torre nous rappelle néanmoins qu’en psychanalyse, la phobie est une notion bien précise. C’est une pathologie qui peut faire souffrir et avoir des répercussions sur la vie affective, sociale ou professionnelle.

La psychanalyse considère que la phobie est la projection sur un objet extérieur d’une énergie sexuelle refoulée. Au sens de Freud, la phobie a donc une origine sexuelle. Le psychanalyste Samuel Dock insiste sur les différents degrés de phobies : certaines sont seulement apprises ou transmises quand d’autres entravent considérablement la vie quotidienne. 

Peut-on guérir d’une phobie ? 

Stéphanie Torre et Samuel Dock nous détaillent le chemin à suivre pour se sortir d’une phobie. Il faut travailler sur ses origines et comprendre quand elle s’est formée dans la construction de la personne. 

(ré)écouter Les mots du psy Voir plus
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.