Stéphanie Torre, journaliste et psychanalyste, a décidé de se pencher sur le cas du pervers narcissique, oui, celui qu’on appelle aussi familièrement le "PN"… Un phénomène, le PN. Qui fascine… Comme le diable en personne. Un "sans foi ni loi" qui pense à son seul "bon plaisir".

Portrait d'un homme portant un masque sur fond noir.
Portrait d'un homme portant un masque sur fond noir. © Getty / Esther Moreno Martinez / EyeEm

Êtes-vous vraiment déjà tombé sur un pervers narcissique ?

Lors de discussions entre amis, autour d’un café avec ses collègues de travail, à table en famille, on a tous déjà entendu quelqu’un nous mettre en garde contre le pervers narcissique. 

Devenu le grand méchant loup de l’époque, le pervers narcissique est traité dans de nombreux bouquins et dans de nombreux articles qui le décrit comme un personnage « sans foi ni loi » qui ne pense qu’à son seul « bon plaisir ». 

Vous n’êtes pas tombé sur un pervers, vous êtes juste tombé sur un connard.

De plus en plus de gens viennent sur le divan du psy en ayant peur d’être tombé sur un pervers narcissique. Avec Sarah Chiche, psychologue clinicienne et psychanalyste, Stéphanie Torre nous définit la figure plus complexe du pervers dans la psychanalyse freudienne. 

Mais alors qu’est-ce qu’un pervers narcissique ?

La notion de pervers narcissique est apparue dans les années 1990s et a d’abord été définie par le psychanalyste Paul-Claude Racamier. Il utilisait cette notion pour désigner ses patients sans scrupules. 

Stéphanie Torre, en s’appuyant sur les explications de Sarah Chiche, nous dresse le portrait psychanalytique plus complexe du pervers narcissique qui agit en deux temps : séduction et humiliation. 

Alors non, tout être qui fait souffrir ne relève pas forcément de la perversion narcissique ! 

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