Dans le langage courant, Quand on qualifie quelqu’un de «maniaque», qu’est ce que l’on veut dire ? Ce qui définit le sujet maniaque, dans la vie quotidienne, c’est sa capacité à s’attacher à des petits détails… avec un goût et un soin excessif. Souvent des minuties… des petits riens...

Un homme, maniaque, coupe la pelouse avec des ciseaux.
Un homme, maniaque, coupe la pelouse avec des ciseaux. © Getty / Hill Street Studios

Il y a maniaque et maniaque ... 

Quand on pense « maniaque », on songe à quelqu’un qui porte une attention extrême à tout ce qui a trait à l’ordre et à la propreté. À celui ou celle qui sort régulièrement son flacon de gel hydro alcoolique pour se frotter les mains…  Ou à quelqu’un qui semble accro à son éponge ou aux lingette antibactériennes… 

Or, selon la terminologie psychanalytique, ce terme de maniaque n’a pas tout à fait la même acceptation que dans la vie courante. 

Le sujet maniaque va se mettre à développer un ensemble de comportements qui va envahir tout l’espace dont il dispose. Son corps devient frénétique et s’inscrit dans un mouvement répétitif qui n’arrive plus à se contenir et finit par inquiéter l’entourage.. Il ne tient pas en place, il est comme en survolt… 

Remy Reyre explique d’ailleurs que l’on peut se permettre de donner une définition très courte et très simple de la manie à partir de l’expression : « C’est plus fort que moi ! »

Dit encore autrement, dans la manie, le "moi", cette instance capable de compromis et de modération, se trouve totalement évincé pour faire place à un comportement nécessitant une satisfaction immédiate… 

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