En tennis, si les femmes touchent aujourd’hui les mêmes primes que les hommes dans les quatre tournois du grand Chlem, on le doit à l’américaine Billie Jean King.

Balle difficile pour Billie Jean King dans le premier set de son match contre Bobby Riggs
Balle difficile pour Billie Jean King dans le premier set de son match contre Bobby Riggs © Getty / Bettmann

Elle remporte 12 victoires dans les tournois majeurs dont l’US Open en 1972. Mais le chèque qu’elle empoche cette année-là est de 15 000 dollars inférieur à celui du vainqueur du tableau masculin, le roumain Ilie Nastase. 

L’année suivante, le 20 septembre 1973, elle relève le défi lancé par Bobby Riggs, ancienne gloire des années 1940, provocateur et misogyne, pour qui le tennis masculin est supérieur au tennis féminin.

Une référence pour le débat sur l'égalité hommes-femmes

L’histoire est racontée dans le film « La bataille des sexes » sorti en 2017, réalisé par Valérie Faris et Jonathan Dayton. Ce film est aujourd’hui montré aux jeunes dans les écoles et le professeur de sports au collège L’Espèrance à Aulnay-sous-Bois en Seine Saint-Denis Philippe Dheu s’en sert pour ouvrir le débat sur l’égalité hommes-femmes.

Billie Jean King remporte la bataille des sexes

6/4, 6/3, 6/3 devant les 30 000 spectateurs de l’Astrodôme de Houston et 90 millions de spectateurs dont 50 millions d’américains - ce qui reste encore aujourd’hui un record d’audience pour un match de tennis. 

Le chanteur britannique Elton John qui deviendra plus tard son ami, écrit même une chanson pour Billie Jean King : Philadelphia Freedom.

Au plus fort de la crise du Covid-19, les deux stars du tennis Roger Federer et Rafael Nadal ont proposé que les deux fédérations l’ATP pour les hommes et la WTA pour les femmes fusionnent. A 76 ans, Billie Jean King a répondu : 

Il y a encore de l’espoir. J’espère que les hommes et les femmes s’uniront avant ma mort

Billie Jean King et Bobby Riggs en 1973
Billie Jean King et Bobby Riggs en 1973 © Getty / Bettmann
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