Dans la série de l'été que France Inter vous propose pour découvrir ou redécouvrir les femmes qui ont marqué l’histoire du sport, voici Hassiba Boulmérka, la première algérienne championne olympique de l’histoire.

Hassiba Boulmerka
Hassiba Boulmerka © Getty

Le 8 août 1992, le peuple algérien est devant la télévision publique pour assister à la finale du 1500 mètres des jeux olympiques de Barcelone. Débardeur et short vert comme l’espoir, cheveux longs bruns et frisés, Hassiba Boulmerka franchit la ligne d’arrivée quelques semaines après avoir décroché le titre de championne du monde au Japon. 

Quelques heures plus tard cette victoire historique, le Kassaman, l’hymne algérien, retentit au stade de Barcelone. De retour au pays, elle est fêtée comme il se doit. La foule est en liesse. Les officiels se précisent pour la féliciter. Les seuls à ne pas se réjouir, ce sont les islamistes du GIA (le groupe islamique armé). Hassiba Boulmerka est croyante et pratiquante mais elle refuse de porter le voile. Elle est forcée à l’exil et sa famille est menacée. Elle déclare qu’il « ne lui viendrait pas à l’idée d’entrer dans une mosquée en short, mais que sur une piste d’athlétisme, elle respecte les règles.

Pendant les années du GIA, ma vie a été un enfer

Femme d’affaires dans le milieu pharmaceutique, Hassiba Boulmerka a toujours œuvré en faveur des sportives, il y a quelques années au sein de la commission des athlètes du comité international olympique et aujourd’hui au comité olympique algérien.

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