Tout au long de l’été sur France Inter vous allez découvrir ou redécouvrir les femmes qui ont marqué l’histoire du sport. Des femmes engagées, rebelles, subversives et parfois scandaleuses. Aujourd’hui, il s’agit de l’une des femmes qui ont marqué l’histoire du sport : la roumaine Nadia Comaneci.

Nadia Comaneci
Nadia Comaneci © Getty

Nadia Comaneci voulait que la gymnastique change sa vie. Elle a 14 ans quand tout bascule, le 18 juillet 1976 aux Jeux Olympiques de Montréal. A 14 ans, elle devient la première championne olympique de gymnastique à recevoir des juges la note suprême de 10/10. L’image du tableau d’affichage bloqué sur 1.0 est historique.

J’ai rencontré Ceaucescu une fois après les Jeux Olympiques. J’étais trop jeune pour comprendre vraiment ce qu'il se passait (Nadia Comaneci)

A son retour à Bucarest, Nicolae Ceaucescu célèbre la jeune championne. Le pays fait imprimer des timbres à son effigie. Un film, une pièce de théâtre, des documentaires. Mais le conte de fée s’arrête là. Le dictateur roumain a fait de la championne un porte-drapeau et une prisonnière.

En 1984, à la fin de sa carrière, Nadia Comaneci gagne moins de 100 euros par mois et peine à payer ses factures. Alors le 26 novembre 1989, un mois avant la chute du régime, sa vie bascule une seconde fois : elle fuit la Roumanie et le bloc communiste après cinq jours de marche dans le froid et la boue. Sa fuite est organisée par un homme malhonnête qui profite de la situation pour vendre ses interviews à prix d’or. Mais Nadia Comaneci est libre. Accueillie comme une star à New York, elle se mariera sept ans plus tard avec un gymnaste américain, celui qui l’avait embrassée à Montréal. Elle se rend plusieurs fois par an en Roumanie et dirige une école de gymnastique destinée aux enfants défavorisés.

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