En ce 1er mai, nous nous intéressons aux propositions en termes de dialogue social et de paritarisme. Et ni Emmanuel Macron ni Marine Le Pen n'enthousiasment les syndicats.

Manifestation contre la loi Travail en 2016
Manifestation contre la loi Travail en 2016 © Maxppp / Thomas Padilla

Il y a trois ans, Marine Le Pen jugeait les syndicats "complices des politiques de l'Union Européenne". Depuis, elle n'a guère adouci son discours : elle veut supprimer le monopole de la représentativité syndicale au nom de la "liberté syndicale", elle veut aussi "moraliser la vie syndicale"... Plus globalement, elle promet une meilleure représentation des salariés avec un changement dans les modalités des élections professionnelles et la possibilité pour n'importe quel syndicat de se créer. Beaucoup de slogans plutôt hostiles aux syndicats actuels, mais pas de propositions concrètes sur le paritarisme.

Emmanuel Macron veut changer le syndicalisme

"Je souhaite un syndicalisme moins politique", déclare-t-il dans plusieurs interviews. Et dans son programme, il remet en cause une partie du système paritaire né après la Guerre. Macron souhaite que l’État gère directement l'assurance chômage pour la réformer profondément, quant à la formation professionnelle elle serait individualisée et gérée via le compte personnel de formation de chaque salarié.

Pour Emmanuel Macron, la loi définira les fondamentaux comme le salaire-minimum mais le reste sera négocié au niveau de l'entreprise ou à défaut au niveau de la branche. Sans oublier la réforme du droit du travail par ordonnances dès cet été, Macron prend les syndicats de front alors, il promet aussi de valoriser l'engagement syndical et de lutter contre discriminations au sein de l'entreprise.

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