Après le premier discours de Donald Trump devant le Congrès américain à Washington, comment les candidats à la présidentielle envisagent-ils les relations avec les Etats-Unis ?

Donald Trump lors de son premier discours de l'état de l'Union devant les deux chambres du Congrès
Donald Trump lors de son premier discours de l'état de l'Union devant les deux chambres du Congrès © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

L'élection de Donald Trump aurait rendu en quelque sorte les Etats-Unis plus "fréquentables" auprès de candidats réputés anti américains. Prenez Jean-Luc Mélenchon : il y a cinq ans, sur France Inter, il avait parlé d'une "puissance paranoïaque qui menaçait la liberté du monde", puissance à la tête de laquelle se trouvait Barack Obama. Mais le 4 janvier dernier, ici même, il se réjouissait d'avoir à traiter avec Donald Trump, opposé comme lui aux grands traités commerciaux TAFTA et CETA et au libre-échange, disant comprendre que Donald Trump pense d'abord aux intérêts nord-américains comme lui Mélenchon défendrait les intérêts français. L'insoumis souhaite que la France sorte de l'Otain, ça tombe bien, Trump ne porte pas l'alliance atlantique dans son cœur.

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A l'extrême-droite, on se souvient de Marine Le Pen faisant le pied de grue à la Trump Tower. Donald Trump, le candidat du peuple anti-élites, ça lui rappelle quelque chose.. La candidate du FN souhaite seulement quitter le commandement militaire intégré de l’Otan, comme Nicolas Dupont-Aignan qui souhaite une relation franco-américaine "de franchise et de respect réciproque" et veut renforcer prioritairement les liens avec le Québec, comme en contrepoids.

L'euro, autre monnaie étalon mondiale pour François Fillon

Sans quitter l'Otan ou son commandement intégré, il pense que l'Europe doit construire une Défense autonome pour ne plus dépendre exclusivement des États-Unis mais surtout, François Fillon dénonce la suprématie du dollar dans les échanges internationaux, il veut faire de l'euro l'autre monnaie-étalon mondiale.

Emmanuel Macron va plus loin dans la confrontation : "Monsieur Trump, vous nous devez la liberté et votre existence, souvenez-vous de Lafayette". Plus concrètement, il invite les chercheurs ou les entrepreneurs américains à s'installer en France et leur promet "la protection pour les individus et la liberté pour la création et l'innovation".

Dans le programme de Benoît Hamon, pas de référence explicite aux Etats-Unis ni à l'Otan, mais pendant la primaire il avait rendu visite à Bernie Sanders. Hamon persuadé qu'il ne faut pas un Clinton à la française pour battre Trump-Le Pen.

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