Que proposent Emmanuel Macron et Marine Le Pen pour lutter contre le terrorisme ?

Deux policiers et un soldat au terminal des arrivées de l'aéroport de Nice
Deux policiers et un soldat au terminal des arrivées de l'aéroport de Nice © AFP / VALERY HACHE

Marine Le Pen martèle ses propositions : expulsion des étrangers fichés S et de tout étranger condamné, déchéance de nationalité pour les binationaux, et pour les français partis combattre en Syrie, mais aussi application de l'article 411-4 du code pénal qui prévoit les assises pour "intelligence avec l'ennemi".

Emmanuel Macron, lui, est contre l'extension de la déchéance de nationalité : il estime que les dernières lois sur le renseignement et l'anti-terrorisme suffisent, mais il veut réformer le renseignement éparpillé entre l'Elysée, Matignon, l'Intérieur et la Défense, en le plaçant sous l'autorité du chef de l'Etat. Marine Le Pen préfère le confier, elle, au Premier ministre. Elle insiste particulièrement sur la lutte contre le cyber-djihadisme, et lui sur la restauration d'un vrai renseignement de proximité, comme une sorte de Renseignements Généraux 'nouvelle génération'.

Deux visions différentes aussi sur la coopération internationale, la déradicalisation et l'Etat d'urgence

La candidate du Front National veut rétablir les frontières nationales et ré-embaucher 6 000 douaniers, et Emmanuel Macron veut mieux contrôler les frontières extérieures de l'Europe en faisant passer FRONTEX de 1.000 à 5.000 agents. Sur la Syrie, Marine Le Pen n'évoque que le rôle stratégique de la Russie, quand Emmanuel Macron privilégie une coalition internationale. Seul le candidat En Marche! parle de déradicalisation, avec la mise en place de petits centres fermés et très encadrés.

Sur la question sensible de l'État d'urgence : Marine Le Pen le qualifie de "bidon" mais ne veut pas en sortir. Emmanuel Macron, lui, juge qu'il est utile mais qu'il faudra en sortir quand cela sera possible.

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