Les candidats défilent ce jeudi devant l’Union des entreprises de conseil et achats médias, tandis que le MEDEF lance une série de rencontres pour exposer ses propositions.

La compétitivité : un dossier suivi de près par tous les candidats de la campagne présidentielle
La compétitivité : un dossier suivi de près par tous les candidats de la campagne présidentielle © Getty / erhui1979

Les mots employés prennent tout leur sens : "compétitivité", c'est un chapitre à part entière dans le programme de François Fillon. Pour l'améliorer et lutter contre le chômage de masse, il veut sortir des 35 heures : passer à 39 heures dans la fonction publique pour inciter le privé à négocier.

Le toujours candidat de la droite et du centre, malgré les affaires, veut alléger immédiatement "les charges et impôts sur les entreprises" de 50 milliards, notamment le coût du travail, tout cela compensé par une hausse de la TVA de 2 points.

Pour Emmanuel Macron, père du CICE et du pacte de responsabilité quand il conseillait François Hollande, le CICE doit devenir un allègement de charges pérennes en 2018. Il souhaite supprimer toutes les cotisations patronales sur le SMIC et baisser l'impôt sur les sociétés de 33,3 à 25%.

Tous les candidats n'ont pas adopté la logique de baisse des charges

Certains candidats préfèrent souvent parler de cotisations, davantage que de charges. Marine Le Pen veut les diminuer en pérénisant le CICE mais à condition de ne pas supprimer des emplois. Même philosophie chez Nicolas Dupont-Aignan qui veut limiter le CICE aux entreprises directement exposées à la concurrence internationale, supprimer pendant 5 ans les charges patronales sur l'embauche en CDI d'un chômeur de longue durée et baisser les cotisations pour les entreprises qui respectent l'égalité hommes-femmes et l'impôt sur les sociétés pour celles qui réinvestissent en France.

Mais pour Le Pen et Dupont-Aignan, le meilleur moyen de soutenir la compétitivité des entreprises françaises est encore de sortir de l'euro, pour revenir à une monnaie nationale.

Compétitivité : pas un argument de campagne pour tous

Pas de ça chez Benoît Hamon, qui ne veut pas non plus abroger le CICE mais le conditionner à des objectifs de réduction du temps de travail, de création de postes et de progrès écologiques. La compétitivité n'est pas un argument de campagne chez lui puisqu'il théorise la raréfaction du travail.

Pour Jean-Luc Mélenchon, le vrai problème reste le coût du capital. Selon lui, les entreprises paient deux fois plus d'argent en dividendes pour les actionnaires qu'en cotisations sociales. Les contributeurs de la France Insoumise insistent sur un traitement spécifique des TPE et PME avec des cotisations différenciées, des délais de paiement plus souples, et un meilleur fonctionnement du RSI.

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