Les déserts médicaux sont un problème national : comment assurer la continuité et la permanence des soins ? Les candidats ont chacun des propositions dans ce sens.

En 2013, un médecin de campagne en visite à domicile chez des patients à Eglisneuve-d'Entraigue
En 2013, un médecin de campagne en visite à domicile chez des patients à Eglisneuve-d'Entraigue © AFP / THIERRY ZOCCOLAN

Assurer l’accès à des spécialistes et à des généralistes est devenue l'une des questions essentielles de cette campagne, par exemple avec la solution des "maisons de santé", qui regroupent en même lieu plusieurs généralistes et spécialistes qui partagent les frais et leur secrétariat, structures plébiscitées par les candidats.

Plus de maisons de santé

François Fillon, Marine Le Pen, ou Emmanuel Macron en souhaite deux fois plus dans les 5 ans à venir. Benoît Hamon souhaite, lui, qu'une mission nationale d'accès aux soins coordonne ces implantations région par région et aide aussi les conjoints de médecins à trouver un emploi dans les zones d'installation, tandis que pour Jean-Luc Mélenchon les maisons de santé emploieraient des médecins fonctionnaires affectés et payés par l’Etat.

Relever le numérus clausus

Pour l'essentiel des candidats, (Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon...) ça irait mieux en relevant le numerus clausus dans les facultés de médecine, système que François Fillon veut aussi régionaliser pour coller au plus près des besoins.

La limitation de la liberté d’installation des médecins fait débat

Pour Benoît Hamon, pas question d’interdire à des médecins de s’installer dans telle ou telle commune, mais le candidat socialiste propose de ne pas conventionner ceux qui iraient dans des zones bien dotées voire sur-dotées. En clair : la Sécurité sociale ne rembourserait plus leurs patients, voilà de quoi dissuader les praticiens intéressés. A l’inverse, il propose des aides à l’installation aux professionnels allant en désert médical, comme François Fillon (sa philosophie ne pouvant aller contre la liberté d’installation). Marine Le Pen défend une mesure intermédiaire : ne pas toucher à la liberté d’installation, mais obliger les internes à faire leurs stages dans les secteurs qui manquent de bras, ou plutôt de blouses. La candidate du FN veut aussi restreindre l'arrivée de médecins étrangers en France.

Oui à la télémédecine

L'ensemble des candidats défend enfin la télémédecine, et la téléconsultation, mais cela ouvre un autre sujet, celui du haut-débit dans les zones rurales, même si il existe aussi des déserts médicaux en ville : dans certaines communes de Seine-Saint-Denis, dans l'ancien pays minier du Nord, ou dans les quartiers Nord de Marseille.

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