La politique urbaine est une denrée rare, mais pourtant capitale, des thèmes de campagne.Tour d'horizon des propositions de candidats en la matière.

Pour la plupart des candidats, la politique ne la ville ne doit plus se limiter à un gigantesque plan de rénovation urbaine
Pour la plupart des candidats, la politique ne la ville ne doit plus se limiter à un gigantesque plan de rénovation urbaine © Getty / bunhill

Pour la plupart des candidats, la politique ne la ville ne doit plus se limiter à un gigantesque plan de rénovation urbaine. Benoît Hamon, par exemple, promet un plan national de renouvellement urbain doté de 10 milliards d'euros, pour la rénovation des quartiers concernés et pour la création de 20.000 emplois de proximité dans les associations. L'élu de Trappes fixera aussi à Pôle Emploi des objectifs d'embauche de jeunes diplômés issus des quartiers prioritaires.

Emmanuel Macron a bien déclaré sa candidature à Bobigny, mais il n'a pas de chapitre spécifique "quartiers populaires" ou "banlieues" dans son programme. Plusieurs mesures les concernent directement quand même : suppression de la taxe d'habitation pour 80% des foyers, et aussi plan d'investissement de 50 milliards d'euros, notamment pour de la rénovation urbaine ou bien 12 élèves par classe en CP-CE1 dans les zones d'éducation prioritaires.

A l'inverse de Macron, Jean-Luc Mélenchon prépare un livret spécifique "quartiers populaires", il lance ses caravanes des quartiers dès le 10 avril. Pour lui la politique de la ville est un tout : effectifs réduits dans les classes et gratifications pour les professeurs qui choisiront de s'installer durablement dans les établissements concernés, mais aussi CV anonyme pour rechercher un emploi.

François Fillon aussi veut aller au-delà de la réhabilitation urbaine : fini les grands plans de destruction, reconstruction, réhabilitation. Le candidat de la droite insiste sur les écoles, les commerces et la sécurisation grâce à la vidéo-protection ou le gardiennage. Il veut aussi amplifier les dispositifs d'aide aux entreprises type zones franches, et son programme met aussi en avant la lutte contre la délinquance et contre les incivilités.

Dans son programme, Marine Le Pen, elle ne parle des "banlieues" que par un vaste plan de "désarmement". Il y a un an, lors du lancement du lancement du collectif "Banlieues patriotes", elle avait récusé l'idée de "politique de la ville" préférant parler d'une politique nationale pour les banlieues. Elle dénonce les politiques de "zonages" et promet de "remplacer progressivement les grandes cités par des logements à taille humaine", mais sans fixer de calendrier ni de budget.

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