La question de l'égalité se pose à l'occasion de la journée internationale pour les Droits des femme, mais aussi tout au long de la campagne présidentielle.

Pour les candidats à la présidentielle, l'égalité salariale entre hommes et femmes est un objectif partagé mais les moyens diffèrent
Pour les candidats à la présidentielle, l'égalité salariale entre hommes et femmes est un objectif partagé mais les moyens diffèrent © Getty / John Devolle

François Fillon parle avant tout de "liberté des femmes". Et pour la garantir, il propose la priorité dans les logements sociaux pour les mères célibataires, ou encore de faciliter les dépôts de plaintes pour violences conjugales dans les commissariats. Le candidat LR dénonce aussi l'idéologie islamiste qui "cible les femmes" et propose de supprimer les subventions aux associations ne respectant pas l’égalité et la mixité, tout en intensifiant les contrôles dans les écoles privées hors-contrat. Pour Marine Le Pen, la lutte contre l’islamisme est même LA priorité en matière d'égalité hommes-femmes devant l'égalité salariale.

Jean-Luc Mélenchon défend la parité et l'égalité en politique, dans l'administration, les syndicats et les associations mais explique que toutes ses mesures sociales sont féministes : retraite à 60 ans, et augmentation des salaires. Idem chez Benoît Hamon avec sa brigade de lutte contre les discriminations, le revenu universel, la réduction du temps de travail, la création d'un service public de la petite enfance. Mais ce dernier a aussi un chapitre dédié à l'égalité femmes-hommes (il le dit comme ça) et veut doubler les amendes pour les partis politiques qui ne respecteraient pas la parité.

Emmanuel Macron veut décréter l'égalité hommes-femmes "grande cause nationale" en 2018, durcir les amendes pour harcèlement, mais aussi instaurer une stricte parité en politique et dans la haute administration. Nicolas Dupont-Aignan souhaite un Ministère des droits des femmes de plein exercice, des amendes plus élevées pour non-respect de la parité dans les élections, et 100. 000 places supplémentaires en crèche sur 5 ans, soit un tiers de plus qu'actuellement.

Et l'égalité au travail ?

L'égalité salariale est un objectif partagé mais les moyens diffèrent : Marine Le Pen refuse tout dispositif de discrimination positive, le FN préférant "l’égalité des chances" plutôt que "l'égalité de résultats".

Benoît Hamon renforcera les sanctions prévues contre les entreprises, quand Nicolas Dupont-Aignan veut conditionner l'obtention de marchés publics au respect de la loi sur l’égalité salariale et labelliser les employeurs les plus vertueux. Enfin, François Fillon veut renforcer les contrôles mais pas les sanctions, contrairement à Jean-Luc Mélenchon qui veut les durcir et interdire les "temps-partiels" subis.

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