La question de la gestion des universités pointe dans la campagne présidentielle : les candidats, en majorité, militent pour les rendre autonomes.

François Fillon premier ministre avait déjà fait voter, en 2007, une loi relative aux libertés et responsabilités des universités
François Fillon premier ministre avait déjà fait voter, en 2007, une loi relative aux libertés et responsabilités des universités © Maxppp / Alexandre MARCHI

Les candidats prônent en majorité l'autonomie pour les universités : Emmanuel Macron, en premier lieu, qui veut donner aux universités et aux grandes écoles la liberté de recruter eux-mêmes leurs enseignants-chercheurs, suivant, dit-il, "les standards internationaux de qualité et d’indépendance".

François Fillon premier ministre avait déjà fait voter une loi relative aux libertés et responsabilités des uni- versités. C'était en 2007, la loi LRU. La seconde étape, en cas d'élection, sera de donner davantage d’autonomie et de mise en concurrence des établissements.

Marine Le Pen, elle, souhaite défendre la langue française en abrogeant, notamment, les dispositions de la loi Fioraso, qui permettent de restreindre l’enseignement en français dans les universités.

A l'autre bout de l'échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon se dit contre les logiques de privatisation et de territorialisation, quand Benoît Hamon veut réinventer l’orientation dans le supérieur pour mettre fin au double phénomène des amphithéâtres surchargés et des décrochages en licence...Sans en dire plus pour l'instant.

Et les enseignants et leurs salaires ?

Le dossier des enseignants est généralement peu présent dans les programmes : Jean-Luc Mélenchon annonce la création de 15.000 postes de maîtres de conférences en trois ans, et la titularisation de tous les précaires dont les missions correspondent à des besoins permanents. François Fillon, lui, propose une revalorisation des salaires des maîtres de conférences débutants.

Des mesures pour les étudiants

Benoît Hamon veut construire et réhabiliter 50.000 logements étudiants sur la mandature. Jean-Luc Mélenchon souhaite mettre en chantier 15.000 logements sociaux étudiants par an, en plus d'une allocation de 800 € par mois sur trois ans et la gratuité de l’enseignement superieur public

Gratuité aussi, pour Nicolas Dupont-Aignan, pour l'enseignement supérieur et les concours. François Fillon, à l'inverse, prévoit un relèvement progressif des droits d’inscription. Les bourses attribuées au mérite devront être plus nombreuses et c'est les établissements qui devront trouver les moyens d’aider les étudiants qui en ont le plus besoin.

Revaloriser les bourses au mérite est aussi l’objectif de Marine Le Pen qui veut accorder aux étudiants français une priorité d’accès aux logements étudiants...Quand Emmanuel Macron veut, lui, protéger les étudiants les plus modestes avec une véritable aide sociale, qui ferait contribuer leurs étudiants les plus aisés des universités .

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