C'est a priori la dernière fois que l'on paie ses impôts sur les revenus de l'année n-1. Mais la mise en place de l'impôt à la source en 2018 est remis en cause par les candidats.

Au 1er janvier 2018, l'impôt sur le revenu doit être prélevé à la source. Un dispositif remis en cause par beaucoup de candidats à l'élection présidentielle
Au 1er janvier 2018, l'impôt sur le revenu doit être prélevé à la source. Un dispositif remis en cause par beaucoup de candidats à l'élection présidentielle © AFP / SERGE ATTAL / ONLY FRANCE

Les candidats à la présidentielle sont nombreux à dure du mal du prélèvement à la source. Seul Benoît Hamon assume totalement le dispositif qu'il veut mener à bien, en l'adossant son revenu universel.

Pour Emmanuel Macron le prélèvement à la source est une bonne idée, mais il souhaite que 2018 soit une année probatoire qui permettra aussi d'améliorer ce qui doit l'être.

Sinon, Marine Le Pen souhaite supprimer le prélèvement à la source pour des raisons de confidentialité, François Fillon en raison des complications engendrées pour les entreprises, Jean-Luc Mélenchon parce que ce n'est pas aux employeurs de lever l'impôt. François Asselineau parce que c’est la fin de la notion de "foyer fiscal".

Comment les candidats envisagent-ils l'impôt sur le revenu ?

Nathalie Artaud veut supprimer l'impôt sur le revenu : pas question que les salariés soient imposés sur leurs salaires.

Sinon, grâce à la lutte contre la fraude fiscale, Jean Lassalle veut baisser l'impôt des classes moyennes mais sans préciser qui est concerné et pour combien.

Marine Le Pen promet une diminution de 10% pour les 3 premières tranches. 10% en général pour Nicolas Dupont-Aignan...

François Fillon souhaite transférer vers l'impôt sur le revenu les abattements consentis sur l'ISF qui, lui, sera supprimé. Fillon veut également relever le plafond du quotient familial à 3000€ pour réduire l’impôt des personnes concernées.

A l'inverse, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon proposent que l'impôt sur le revenu d'un foyer ne soit plus "familialisé" mais qu'il soit individualisé même si les personnes sont mariées. Emmanuel Macron souhaite laisser les deux possibilités.

Chacun y va de sa réforme structurelle : Mélenchon veut un impôt plus progressif avec 14 tranches contre 5 actuellement et la suppression des niches fiscales les moins pertinentes. Hamon veut fusionner l'impôt sur le revenu avec la CSG, comme Jacques Cheminade.

Pas de proposition dans les programmes de Philippe Poutou et François Asselineau.

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