Les Français rejettent majoritairement le report de l’âge de départ à la retraite à 65 ans, selon une enquête Sopra Steria. L'âge de la retraite toujours au cœur des programmes

La réforme des retraites a mis des millions de personnes dans la rue en 2010
La réforme des retraites a mis des millions de personnes dans la rue en 2010 © AFP / Nicolas Tucat

65 ans, cet âge de départ dont les français ne veulent pas, c’est celui que propose François Fillon à partir de 2022 mais avec un taux plein maintenu à l'âge actuel de 67 ans, ceux qui ont commencé à travailler jeunes pourront partir à 63 ans. François Fillon propose d’harmoniser progressivement les régimes spéciaux. Tous les nouveaux entrants dans les entreprises publiques seront affiliés au régime général. Fillon inscrira dans la Constitution l’égalité des régimes de retraites et souhaite augmenter les pensions de moins de 1 000 euros d’au-moins 300 euros par an.

La suppression progressive des régimes spéciaux – pour les personnes à plus de cinq ans de la retraite – c’est aussi le projet d’Emmanuel Macron, qui veut maintenir le départ à 62 ans. Il propose un système unique : 1 euro cotisé donnerait droit au même point d’indemnisation pour tous les salariés. À terme, car il a fallu dix ans pour mettre ce système en place en Suède.

Nicolas Dupont-Aignan, lui, s’essaie à la synthèse. Il maintient la retraite à 62 ans et les 41,5 ans de cotisations prévues en 2020 mais propose des assouplissements avec des bonus-retraites pour les personnes handicapées, les parents de trois enfants et plus ou ceux qui ont eu des métiers pénibles.

Pour Marine Le Pen, comme pour Jean-Luc Mélenchon ce serait 60 ans après 40 ans de cotisations, avec dans les deux cas un relèvement des petites retraites.

Benoît Hamon ne veut pas revenir sur l’âge de départ et sur la durée de cotisation, pas de retraite par points, hausse des pensions petites et modestes de 2% dès cette année et indexation des retraites sur les prévisions d'inflation. Les retraités ne bénéficieraient pas du revenu universel au début du quinquennat. L’économiste Julia Cagé annonce "une grande conférence sociale" pendant le mandat pour décider si ce doit être le cas, ou pas.

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