En ce lundi, journée rouge sur les routes retour de week-end de pâques oblige, on s'intéresse à la sécurité routière alors que le nombre de morts a augmenté de + 4,3% en un an.

La sécurité routière, on ne peut pas s'en passer mais on l'accuse d'être une cache à lait pour l'Etat
La sécurité routière, on ne peut pas s'en passer mais on l'accuse d'être une cache à lait pour l'Etat © AFP / Philippe Huguen

Les candidats à la présidentielle ont reçu un questionnaire de la ligue contre la violence routière

La Ligue leur demandait de répondre à quatre questions sur les limitations de vitesse, les radars mobiles, les retraits de points de permis et l'entretien des routes.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon sont les seuls à vouloir passer de 90 à 80 km/heure sur les routes sans séparation au milieu, alors que le gouvernement actuel s'y refuse, Nathalie Artaud envisage même d'aller encore plus bas si nécessaire. Marine Le Pen estime que "la corrélation entre vitesse maximale et mortalité est faible". Emmanuel Macron, dans un long développement un peu embrouillé, explique qu'il n'est pas contre mais pas complètement pour, en revanche il est pour une application très ferme des limitations actuelles et pour un retrait systématique des points de permis dès qu'une infraction est constatée. Nathalie Artaud estime que les stages de récupération des points sont mal adaptés et surtout qu'ils sont devenus un business pour des entreprises privées.

Plus de radars mobiles au bord des routes, qu'en disent les candidats ?

Plus de radars au bord des routes, Mélenchon et Macron disent OUI, Nathalie Artaud aussi à condition qu'aucune société privée ne soit sollicitée. Hamon dit non comme Marine Le Pen qui dénonce souvent en meeting "le racket des automobilistes" devenus "des vaches à lait". Donc pour elle plus de retraits de points pour les dépassements de moins de 10 km/h mais des sanctions plus lourdes au-delà. Comme Jacques Cheminade elle souhaite nationaliser les autoroutes et bloquer le prix des péages, l'argent dégagé allant à l'entretien des routes secondaires plus accidentogènes.

François Fillon n'a pas répondu directement aux questions mais transmis un propos assez général. Pour lui la priorité passe par l’aménagement des routes et des meilleurs contrôles de vitesse, d'alcoolémie et de consommation de drogue en équipant mieux gendarmes et policiers. Le candidat LR rappelle les progrès en matière de sécurité routière sous le quinquennat Chirac. Il y a 15 ans, il en avait fait l'un des grands chantiers de son second mandat on était à près de 8 000 morts par an début 2002, moitié moins l'année dernière...

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