Le Conseil constitutionnel met fin ce soir à la collecte des parrainages pour les candidats a l'Élysée. L'occasion d'évoquer la durée du mandat présidentiel dans les programmes.

17 ans après l'adoption du quinquennat par référendum, la plupart des candidats veulent changer les règles.
17 ans après l'adoption du quinquennat par référendum, la plupart des candidats veulent changer les règles. © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Combien seront-ils sur la ligne de départ? Huit, pour l'instant, mais le chiffre pourrait grimper jusqu'à 12. Ce vendredi soir, le Conseil constitutionnel met fin à la collecte des parrainages pour les candidats à l'Élysée. Et la durée du mandat présidentiel revient dans la campagne : faut-il maintenir le quinquennat, ou repasser au septennat ?

Neuf ans après la réforme constitutionnelle à deux mandats consécutifs,17 ans après l'adoption du quinquennat par référendum, la plupart des candidats veulent changer les règles. Benoît Hamon, tenant de la VIème République, souhaite un septennat non-renouvelable, comme Marine Le Pen. Ils expliquent qu'il faut davantage que cinq ans pour réformer le pays et qu'un président occupé à sa réélection est toujours moins concentré sur son mandat.

"Reconduire un président s'il est bon"

Dans son programme, le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan revendique le retour au septennat renouvelable. Il a changé d'avis car avant il défendait même le mandat unique : "Mais si le président est bon il faut pouvoir le reconduire" explique son entourage.

Jean-Luc Mélenchon défend aussi le passage à la VIème République,mais ne se prononce pas sur les modalités du mandat présidentiel car il souhaite convoquer une assemblée constituante chargée de rédiger la nouvelle constitution : pas question, donc, de lui fixer des pré-requis. D'ailleurs, "il pourrait ne pas y avoir de Président dans notre VIème République" précise l'une de ses conseillères.

Ceux qui ne veulent rien changer

Pas de septennat unique pour Emmanuel Macron. Le candidat d'En Marche! veut toiletter les institutions, il estime qu'il faut d'abord changer la pratique du pouvoir. François Fillon ne reviendra pas non plus au septennat originel (façon république gaullienne) : le candidat de la droite défend le statu-quo, mais pendant la primaire, il avait annoncé que s'il est élu, il ne fera qu'un seul mandat de 5 ans.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.