De nombreux candidats veulent réformer cette carte scolaire, si souvent contournée pour les écoliers et collégiens.

La carte scolaire actuelle est souvent contournée pour les affectations d'élèves de primaire et de collège
La carte scolaire actuelle est souvent contournée pour les affectations d'élèves de primaire et de collège © Getty / Klaus Vedfelt

Sur la question de la carte scolaire, l'objectif est clair : plusieurs candidats veulent la réformer pour revenir à plus de mixité dans les établissements scolaires. "Rebâtir la carte scolaire", dit Benoît Hamon quand Jean-Luc Mélenchon souhaite en "instaurer une nouvelle".

Le candidat désigné de la gauche ouvrira un dialogue associant enseignement public et enseignement privé, car jusqu'ici la carte scolaire ne concerne que le public. Parallèlement il veut redessiner les zones d’éducation prioritaire avec une évaluation objective des établissements confrontés aux difficultés sociales les plus criantes.

Jean-Luc Mélenchon aussi souhaite que l'enseignement privé soit soumis à la carte scolaire : une carte plus serrée où les dérogations seraient plus rares et mieux encadrées et qui tiendrait compte aussi des réseaux de transports.

François Fillon veut dépasser la question de la carte scolaire : le candidat désigné de la droite n'en parle pas dans son programme, mais son entourage nous explique qu'il fait un pari, celui de remettre de l'excellence dans tous les établissements. Les moyens pour cela : leur donner de l'autonomie, réformer l'enseignement des savoirs fondamentaux, réintroduire le latin et le grec, avec une vraie transparence de résultats des établissements et des évaluations des enseignants. François Fillon espère aussi que les questions actuelles sur la carte scolaire seront caduques quand les problèmes de mixité sociale seront résolus dans les quartiers. Alors, prophétise une parlementaire fillonniste : "le privé ne sera plus un évitement du public et on ne demandera plus de dérogations à la carte".

Sur cette carte scolaire, pas un mot chez Emmanuel Macron : pourtant en novembre dernier, l'Obs annonçait qu'il voulait réformer la carte scolaire pour plus de mixité. Mais aujourd'hui, aucune annonce dans le chapitre "Éducation" de son programme, et rien non plus chez Marine Le Pen.

François Asselineau, lui,prend le problème à rebours pour plus de mixité : plutôt que de redessiner la carte, il veut répartir les logements sociaux de façon plus équilibrée autour des différentes écoles primaires.

Seul Nicolas Dupont-Aignan souhaite conserver le système actuel.

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