État d'urgence, déradicalisation, déchéance de nationalité : les candidats à la présidentielle ont dû très vite proposer faire leurs propositions à ces dossiers brûlants.

Maintenir ou pas l'état d'urgence? Les candidats à la présidentielle sont divisés sur la question
Maintenir ou pas l'état d'urgence? Les candidats à la présidentielle sont divisés sur la question © AFP / IAN LANGSDON / POOL / AFP

D'abord la question primordiale de l'état d'urgence : faut-il oui ou non y mettre fin ? François Fillon ne souhaite pas en sortir, Marine Le Pen non plus - même si elle le qualifie de "bidon". Emmanuel Macron souhaite en sortir quand cela sera possible. Pour Benoît Hamon, on peut en sortir assez rapidement car les dernières lois anti-terroristes ont intégré de nouvelles dispositions. Pour Jean-Luc Mélenchon aussi, il faut en sortir, car l'état d'urgence est inefficace et surtout marque une victoire symbolique de l'organisation État islamique. Nathalie Artaud, Philippe Poutou, François Asselineau, Jacques Cheminade, et Jean Lassalle veulent également y mettre fin.

Renforcer le renseignement

Tous les candidats expliquent qu'ils veulent renforcer le renseignement, notamment le renseignement humain par opposition au renseignement informatique ou technologique, avec des créations de postes à la clé, sauf pour François Fillon. Emmanuel Macron préconise un état-major "sécurité-renseignement intérieur" sous l'autorité directe du Président de la République. Benoît Hamon propose un coordonnateur national rattaché au Premier ministre devant rendre compte devant le Parlement. Idem pour Marine Le Pen : une agence unique pour la lutte anti-terroriste dépendant de Matignon. Cette dernière insiste tout particulièrement sur la lutte contre le cyber-djihadisme, quand Jean-LucMélenchon insiste sur la délinquance financière qui peut bénéficier aux filières terroristes.

Déchéance de nationalité

Plusieurs candidats remettent la déchéance de nationalité sur la table, comme Marine Le Pen, François Fillon, ou Nicolas Dupont-Aignan : déchéance de nationalité pour tout bi-national convaincu de terrorisme et interdiction de retour pour ceux qui seraient partis à l'étranger. La présidente du Front National l'a dit lors de son meeting à Marseille : elle souhaite aussi faire expulser les étrangers fichés S et au-delà tout étranger lié à des réseaux djihadistes.

Et la déradicalisation ?

Alors qu'un rapport parlementaire est sévère avec les programmes mis en place jusqu'ici, Emmanuel Macron est le seul à insister sur la déradicalisation avec des centres fermés de petite taille sans aucun contact possible avec l'extérieur, et avec un personnel encadrant par détenu, activités obligatoires et rencontre avec des repentis.

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