Parmi les thèmes de campagne, celui de l'ISF, l'impôt de solidarité sur la fortune, qui rapporte un peu plus de 5 milliards par an. Seul François Fillon propose de le supprimer.

Seul François Fillon propose (sous conditions) de supprimer l'ISF
Seul François Fillon propose (sous conditions) de supprimer l'ISF © AFP / DAMIEN MEYER

François Fillon veut tout simplement enterrer l'ISF dès l'année prochaine : il explique qu'il faut conserver en France les capitaux tentés de partir à l'étranger, mais les mécanismes d'abattement de l'ISF pour ceux qui investissent dans les entreprises innovantes ou dans les fondations seraient maintenus et transférés vers l'impôt sur le revenu.

A l'inverse, Marine Le Pen, ne veut pas toucher à l'ISF, "pour rendre la fiscalité plus juste", tandis que Nicolas Dupont-Aignan adopte une position médianne : il ne l'abroge pas mais il exclut la résidence principale du calcul et étend les abattements sur l'ISF à l'investissement dans les entreprises à capitaux français.

Chez Benoît Hamon, on travaille encore sur la proposition formulée à la primaire, celle d'un fusion de l'ISF et de la taxe foncière pour créer un impôt progressif sur le patrimoine. Progressif, car les intérêts immobiliers restant à rembourser seraient déduits.

Emmanuel Macron, le plus réformateur en matière d'ISF

Emmanuel Macron l'avait annoncé le 1er février sur France Inter, l'ISF n'intégrerait plus que les biens immobiliers. Exclues les actions ou les assurance-vie, Macron veut favoriser ceux qui prennent des risques pour soutenir l'économie réelle plutôt que les rentiers de l'immobilier. Raisonnement inverse chez Jean-Luc Mélenchon qui maintient l'ISF, justement pour lutter contre la rente ! En 2012, Philippe Poutou voulait élargir l'ISF aux oeuvres d'art. Nathalie Arthaud, elle, n'en parle pas, et ce n'est pas illogique : dans sa société révolutionnaire et communiste, la collectivisation tiendra à elle seule de fiscalité redistributive.

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