Le scrutin à la proportionnelle est une thématique qui revient en force avant cette présidentielle. Est-ce vraiment applicable ?

Emmanuel Macron et François Bayrou sont tous deux favorables à l'introduction de la proportionnelle à l'Assemblée
Emmanuel Macron et François Bayrou sont tous deux favorables à l'introduction de la proportionnelle à l'Assemblée © AFP / FRANCOIS GUILLOT

Le scrutin à la proportionnelle a trouvé un nouvel écho ces jours-ci puisque le système faisait justement partie des conditions fixées par François Bayrou pour son ralliement à Emmanuel Macron. Ce qui tombe bien : le leader d'En Marche! est favorable à une introduction de proportionnelle à l'Assemblée. D'ailleurs, la question fait plutôt consensus : Benoît Hamon souhaite qu'une partie des députés soit élus selon les résultats nationaux de leur parti.

Ailleurs à gauche, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot proposent plutôt la proportionnelle intégrale.

Cheval de bataille du FN depuis trente ans

La proportionnelle est aussi une revendication de longue date du Front national, qui avait, pour la première fois en 1986, introduit des députés grâce à la proportionnelle intégrale instaurée par François Mitterrand. Trente ans plus tard, Marine Le Pen rajoute une requête supplémentaire : une prime majoritaire de 30% des sièges pour la liste arrivée en tête.

Autre question de poids, celle du non-cumul des mandats dans le temps : Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron y sont favorables, mais sans plus de précision. Benoit Hamon, lui, souhaite limiter le cumul à trois mandats identiques consécutifs. Rama Yade est encore plus restrictive : pour elle ce sera deux mandats consécutifs.

Réduire le nombre de parlementaires

Et en ce qui concerne le nombre de parlementaires, c'est surtout à droite qu'on veut le réduire en masse. A chacun ses chiffres : Nicolas Dupont-Aignan veut 400 députés et 200 sénateurs, Rama Yade en recommande 199 et 149, soit encore moins que Marine Le Pen : la dirigeante du Front National préconise, elle, la réduction des effectifs à 300 députés et 200 sénateurs [Actuellement, le Parlement est composé de 577 députés, et de 348 sénateurs].

La discrétion de François Fillon

Et quelle est, sur cette question, l’avis de François Fillon ? Visiblement les réformes institutionnelles ne sont pas la priorité du candidat Les Républicains, et il n’en fait aucune mention dans son programme. On sait déjà qu'il n'entend pas revenir sur le non-cumul des mandats, et pendant la campagne des primaires, il s'était également prononcé pour un référendum sur la réduction du nombre de parlementaires…mais depuis plus rien.

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