A l'occasion de la journée consacrée à l'Appel des solidarités, le banc d'essai des programmes examine les propositions pour mieux donner la parole aux citoyens.

La plupart des candidats sont favorables à des référendums d'initiative populaire
La plupart des candidats sont favorables à des référendums d'initiative populaire © AFP / Loïc Venance

Quand il s'agit de mieux associer les citoyens aux prises de position politiques, les propositions des candidats à la présidentielle ne manquent pas : Benoît Hamon dégaine par exemple son "49-3 citoyen", qui permettrait à 1% du corps électoral d'inscrire une proposition de loi à l'ordre du jour du parlement, ou soumettre au référendum une loi déjà votée pour la faire invalider.

Le référendum plébiscité

Le référendum d'initiative populaire est massivement défendu : Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan le proposent. A chacun son dispositif et son champ d'action, pour faire adopter de nouvelles lois ou au contraire pour faire abroger des textes déjà existants.

Nicolas Dupont-Aignan veut aussi décompter les votes blancs dans les suffrages exprimés : s'ils sont supérieurs à 50%, les candidats de ce scrutin ne pourraient plus se représenter : une sacrée arme dans les mains des citoyens, qui rappelle la proposition de Jean-Luc Mélenchon de référendum révocatoire d'un élu, lancé par les citoyens.

Evaluation et contrôle de la vie politique

Emmanuel Macron, lui, veut intéresser les Français à l'Europe, avec des conventions partout en France, dès la fin de cette année, pour rédiger un projet européen adopté par les pays volontaires, qui ne pourrait subir aucun veto en Europe. Il veut aussi des jurys citoyens pour évaluer le travail des parlementaires et défend les budgets participatifs dans les collectivités locales.

Sans donner d'exemple concret, Nathalie Arthaud veut une appropriation totale de l'Etat par les citoyens, avec contrôle permanent des élus et des forces de l'ordre. Philippe Poutou veut, lui, que les citoyens contrôlent au jour le jour toutes les décisions de la vie publique.

Quant à François Fillon, il ne fait aucune proposition en ce sens : il prône la stabilité des institutions, et même la suppression de certaines strates. Pas question, donc, d'ajouter de nouveaux dispositifs. En guise de démocratie, il propose un gouvernement plus ouvert à la société civile, pour mieux associer les citoyens à l'action publique.

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