En matière de politique agricole, les candidats à la présidentielle dénoncent un surplus de normes européennes, dont souffrent énormément les agriculteurs français.

Les normes européennes agricoles sont dans le viseur des candidats à la présidentielle
Les normes européennes agricoles sont dans le viseur des candidats à la présidentielle © AFP / LIONEL BONAVENTURE / AFP

Quasi unanimement les candidats à la présidentielle dénoncent un surplus : François Fillon vise notamment les normes environnementales ou sanitaires, qui vont au-delà des normes européennes et qu’il abrogera par ordonnances. Plus radical : Nicolas Dupont Aignan veut mettre fin à l’accumulation de ces normes et des réglementations écologiques toujours plus absurdes.

Macron et Le Pen : stop aux normes surtransposées

Emmanuel Macron, lui, veut réviser toutes les normes inutiles programmées sur les cinq années à venir (aussi appelées les normes surtransposées). Marine Le Pen veut en faire autant, en stoppant cette explosion de normes pour, dit-elle, "simplifier le quotidien des agriculteurs", et leur permettre d’être plus compétitifs, notamment à l’export.

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Le candidat Les Républicains souhaite réduire de 40 milliards les charges et impôts pesant sur toutes les entreprises, dont les entreprises agricoles. Pour le secteur agricole, cela représente environ 2,3 milliards d’euros, auxquels il faut ajouter 570 millions d’euros de baisse de charges sociales sur les salariés agricoles.

Benoit Hamon : cap sur l'agriculture écologique

Benoît Hamon, lui, veut lancer un programme d’investissements agricoles de 5 milliards d’euros afin de soutenir les projets de développements agro-écologique, les circuits courts et les coopératives, mais aussi faciliter l’installation des jeunes agriculteurs qui souhaitent reconvertir des exploitations en fermes bio ou agro-écologiques.

Jean-Luc Mélenchon prône la mise en place, pour certaines productions, de prix minimums aux producteurs et de taxes à l’importation. Ces taxes seront appliquées, si besoin, afin de ne pas créer de distorsions de concurrence entre les produits français et les produits importés de pays où les niveaux de rémunération du travail seraient inférieurs.

L’Europe au coeur des programmes

Quand François Fillon prône l’application systématique de la préférence communautaire pour que l’Europe défende les agriculteurs européens, Marine Le Pen - sans surprise - fait de l’Europe le bouc émissaire : le Front National appelle à un bras de fer avec l’UE et à une renationalisation de la politique agricole, pour transformer la PAC en politique agricole française et l’orienter vers les exploitations familiales.

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