Fermeture annoncée de la centrale de Fessenheim ou polémique sur l'EPR de Flamanville : le dossier du nucléaire commence à peser lourd dans cette campagne présidentielle.

Fessenheim, Flamanville : la question des centrales nucléaires s'invite dans la campagne présidentielle
Fessenheim, Flamanville : la question des centrales nucléaires s'invite dans la campagne présidentielle © Getty / fStop Images - Jutta Kuss

Deux courants majeurs chez les candidats : ceux qui veulent rester dans le nucléaire et ceux qui veulent en sortir. Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon sont de cette dernière catégorie, et le candidat socialiste, rallié par Yannick Jadot, prévoit une sortie intégrale du nucléaire à l'horizon 2050. Dans un premier temps, Benoit Hamon souhaite tenir l'engagement de François Hollande : 50 % d'énergies renouvelables dès 2025.

Le sort de la centrale de Fessenheim suscite des réactions tranchées : Jean-Luc Mélenchon souhaite la fermer, quand l'accord Hamon-Jadot se contente d'annoncer une fermeture des réacteurs en fin de vie pendant le mandat présidentiel. Pareil en ce qui concerne l'EPR à Flamanville : il n'est pas évoqué dans le projet de Benoît Hamon tandis que Jean-Luc Mélenchon promet son abandon.

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Contre la sortie du nucléaire : Fillon, Dupont-Aignan, Le Pen, Cheminade

Le plus nucléariste : Jacques Cheminade qui veut tout miser sur cette filière. François Fillon veut même "prolonger la durée d'exploitation" des centrales nucléaires (dont celle de Fessenheim) à 60 ans, contre 40 actuellement, et s'oppose frontalement à la loi de transition énergétique

Nicolas Dupont-Aignan veut aussi revenir sur cet objectif de 50% d'énergies renouvelables et développer le nucléaire. Il mise notamment sur des centrales de nouvelle génération, dont il estime qu'elles pourront prendre le relais en 2050.

Sur ce sujet, Marine Le Pen, elle, a virevolté : en 2012, elle souhaitait sortir du nucléaire, trouvant l'énergie dangereuse. Cinq ans plus tard, volte-face : elle considère qu'il faut "maintenir, moderniser et sécuriser la filière nucléaire française". Pour elle, abandonner le nucléaire "serait se tirer une balle dans le pied".

Ceux qui prônent une sortie "partielle"

Emmanuel Macron veut fermer Fessenheim quand l'EPR de Flanville sera mis en service, et il réserve "ses décisions stratégiques" sur la prolongation des centrales au-delà de 40 ans, "une fois que l’Autorité de Sûreté Nucléaire aura rendu ses conclusions, attendues pour 2018". Une chose est sûre : que ce soit pour construire les prochaines centrales nucléaires, ou pour les remplacer par des sources d'énergie renouvelables, la France devra investir énormément.

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