La mer c ‘est la liberté, c ‘est bien connu.

Liberté d’aller et venir à sa guise dont je ne me prive pas, mais liberté pour d ‘autres d’y faire parfois n’importe quoi : pêche excessive, exploitation minière, largage de déchets et j’en passe. Or cet océan qui fait les trois quart de notre planète et nous est indispensable commence à souffrir, si immense soit-il.

La mer va mal : 80 % des ressources en poissons sont sur exploitées, l’ONU nous prédit la fin de la pêche pour 2040, des biotopes comme le corail froid sont détruits avant même d’être étudiés , les micro particules de plastique ont tout envahi, présentes par centaines de milliers par km 2, les atteintes au milieux se multiplient par des forages pétroliers, gaziers, la recherche des minerais et métaux de plus en plus rares sur terre , demain l’exploitation des hydrates de carbone ou des ressources génétiques. Tout cela se fait sans aucune vision de l’avenir, sans règles et sans lois, ou si peu. La banque mondiale reconnaît que cette mauvaise gestion fait perdre 50 milliards de dollars chaque année à l’économie mondiale. . Jusqu’à 200 milles des côtes ( environ 360 km), la mer est sous le contrôle de l’état riverain, qui peut prendre des mesures de protection, au delà, sur plus de 70% de l’espace marin … rien. Ou plutôt trop , car il n’existe pas moins de 140 conventions internationales, qui concernent peu ou prou la haute mer ON y parle baleine, piraterie, thon, règles de navigation ou trafic de stupéfiants, mais tout cela est incohérent, inefficaces ou inappliqué. Pendant longtemps, cet espace a été protégé simplement parce que l’homme ne pouvait s’y aventurer durablement, ce n’est plus le cas depuis 30 ans.

Or, au dernier grand raout mondial de Rio au mois de juin, le chapitre concernant la mer a finalement été rayé de la déclaration à la demande de la Russie, du Canada, du Japon et des Etats Unis. Trop d’intérêts particuliers en jeu, sans doute.

Une autre grande conférence ( une de plus) sur la protection de la biodiversité marine doit se tenir sous l’égide de l’ONU en 2014. en attendant, une docte commission vient d ‘être installée pour réfléchir à des propositions , conjointement présidée par un anglais, un costaricain et un sud africain. Leur objectif « essayer d ‘imaginer des solutions pratiques qui soient un gain environnemental et un gain économique « …. Bonne chance les gars !

Le problème st toujours un peu le même, le pollueur ou le ravageur est rarement le payeur. Ce qui permet de juteux bénéfices dans cette nature est en général acquis au détriment des états et des citoyens sommés de réparer les dégâts causés par d’autres. Ce bien public mondial qu’est l’océan est laissé dans un abandon juridique coupable aux yeux des générations futures et bientôt de la notre.

Pour autant, rien n’est impossible, l’idée de définir 56 aires marines protégées au grand large fait son chemin, la régulation des pêches est encore possible, l’imposition de conditions draconiennes de sécurité aux forages peut se faire.

Hélas combien faudra t il de conférences mondiales pour que des mesures soient réellement prises.

Allez, nous écouterons quand même ce que celle-ci aura à nous dire et pourquoi pas nous leur suggérerons des idées.

Et puis bon WE à tous.

L'équipe

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