Bonsoir à tous,

Je vais donc répondre officiellement à la question que l’on me pose avec insistance depuis quelques semaines : mais qu’est ce qu’il a donc de plus que les autres ce François ? Vous savez, ce blondinet, celui que les médias ont surnommé : « le gendre idéal ». Au passage, ne vous énervez pas les belle mères, c ‘est déjà fait François Gabart est marié et même papa.

Donc le jeunot a mis la pâté aux vieux dans le Vendée Globe. D’accord, il y a des bons qui ont cassé, d’autres qui n’avaient pas les meilleurs bateaux, mais c ‘est tout le temps comme cela. Et surtout le duel qu’il nous a offert contre Armel le Chéach a été du genre époustouflant. Parce qu’ Armel, bien nommé « le chacal » est plutôt du genre à mordre dedans et ne jamais lâcher et coté talent maritime , c ‘est du lourd …j’avoue que je l’avais mis en tête de mon box office personnel.

Donc, d abord, comment il gagne ? Meilleur partout . Aujourd’hui, on n’est pas devant pour une seule raison, ni par hasard, mais parce qu’on est un petit peu meilleur dans tous les compartiments du jeu et qu’on prend le moins souvent la mauvaise décision, diront les modestes.

1/ physique à toute épreuve, dans un Vendée Globe on ne doit pas différer une manœuvre pour se donner le temps de souffler, c’est tout, tout de suite et là il faut assurer.

2/ le meilleur mentor du moment Michel Desjoyeaux avec qui il avait participé à une course autour du monde en double, histoire de tâter le terrain dans le Grand Sud. Encore fallait il s’en faire admettre ; Il y avait du talent dans l’air.

2/ un bateau sans doute un chouia plus rapide à certaines allures. Il faut sans doute y voir sa patte d’ingénieur en mécanique qui illustre bien le fait que pour bien naviguer, il st conseillé d‘être BAC + 5

3/ un bateau parfaitement préparé. Parmi les innombrables avaries qu’il a normalement du subir, aucune n’a été rédhibitoire, aucune ne l’a même obligé à ralentir. Or un arrêt de quelques heures ,c ‘est parfois perdre un bon système météo, Jean Pierre Dick en est la preuve dans l’océan Pacifique.

4/ un régatier hors pair, déjà blanchi sous le harnais : en 97, à 13 ans il est déjà champion de France d ‘optimiste, en 99 idem en Moth Europe, puis en 2003 champion du monde jeune de Tornado. Un tout petit passage à vide, le temps de se faire à la course au large et on le retrouve sur les podiums du Figaro ou de la transat Jacques Vabre. Or de nos jours, un Vendée Globe est avant tout une régate planétaire.

5/ un excellent stratège météo

6/ un mental tout aussi excellent pour se motiver en permanence, seconde après seconde et ne pas se laisser impressionner par ses aînés.

7/ enfin et ce n’est pas le moindre, un vrai bonheur à être seul en mer, condition sans laquelle ont tire moins bon parti des qualités mentionnées plus haut.

Ah, j’oubliais ; du travail, du travail et encore du travail ; 7 jours sur 7, 365 jours par an.

Tout cela si jeune ? Allez, on avait bien vu Elen Mac Arthur, finir deuxième à 24 ans. Ne me dites pas qu’un garçon ne pouvait pas faire au moins aussi bien.

Voilà, vous avez le mode d ‘emploi pour gagner votre prochain Vendée Globe

Bonne semaine!

L'équipe

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